when gestures are merely declarations of love

Min Sun Hee

« Hé, vous savez que l’héritier des Wada, a été transporté à l’hôpital, tout à l’heure ? Je me demande bien ce qu’il s’est passé, pas vous ? » Lança une jeune femme qui venait tout juste d’arriver à la table ou se trouvait toute sa bande de copines, toutes aussi commères les unes des autres. Si la jeune femme avait entendu cette remarque, c’était bien parce qu’elle se trouvait juste à la table qui faisait dos à la sienne alors qu’elle s’y trouvait en compagnie de ses amies toutes aussi fortunées qu’elle et toute aussi parfaite qu’elle… Du moins, c’était ce que celles-ci pensaient mais en réalité, il était totalement évidant qu’elle était la créature la plus parfaite de la bande. Une taille parfaite digne d’un mannequin aux mensurations des plus délicieuses, elle était sûrement la plus belle créature qu’on pouvait trouver parmi les rangs de cette université si bien cotée du pays. Il faut dire que Min Sun Hee, de son prénom était l’héritière d’une grande ligne de vêtements de luxe, qui s’était fait en quelque peu d’années un nom dans ce milieu si sélect au point de devenir l’effigie de celle-ci. En effet, désormais, toute personne fortunée devait posséder dans sa garde robe l’une des créations de l’entreprise de son cher père sans passer pour un paria parmi la haute société. Que cela soit une veste, une chemise, un pantalon voir une simple broche, toute personne de leur rang se devait de porter un vêtement appartenant à l’une des collections de cette illustre marque. Il est donc évidant que Sun Hee, en illustre héritière de cet empire prenait grandement bien soin de porter fièrement les collections de son père en avant première. Ainsi, il ne fallait nullement lui demander où elle avait trouvé ces magnifiques chaussures faites sur mesure, ou cette robe si légère qui lui saillait comme un gant car elle se contenterait sûrement de vous affubler d’un regard des plus hautains en continuant son chemin sans vous accorder le moindre mot, ni regard. Hautaine ? Assurément, cependant elle accordait beaucoup d’importance sur ce que les autres pensaient d’elle… Elle en venait même à supporter avec difficultés les critiques qu’on pouvait avoir sur elle, après tout n’était-elle pas censé être parfaite ? Plus que tout, elle désirait qu’on l’admire, la respecte, et la désire. Après tout n’était-ce pas le rêve de toute jeune fille qui se respectait ? Dans la société actuelle et à ses yeux, une femme n’avait que pour seule vocation : la reconnaissance et tout le prouver dans leur comportement. Chaque femme qui se devait, désirait, éprouvait l’envie d’être admiré par les autres pour la beauté dont elle était pourvue… Enfin celles qui en avaient assez pour pouvoir l’être réellement.

Il était donc évident qu’une jeune femme telle qu’elle, à la fleur de l’âge où elle se devait d’être la plus éblouissante, prenait énormément de soin d’elle pour éveiller curiosité, admiration et jalousie. Nombriliste ? N’allons pas jusqu’à là car elle pouvait être une femme des plus délicieuses si elle le désirait. En effet reconnaissons le, c’était quelque chose d’extrêmement rare et peu de personnes avaient conscience de la femme en or qui se cachait derrière cette apparence aussi fière et vaniteuse qu’elle portait continuellement jour après jour. On peut donc dire qu’elle triait les gens sur les volets et même si elle était toujours entourée par une bande d’amies qui se disaient être ses meilleures copines, il était réellement rare que l’une d’entre elles portent réellement ce titre à ses yeux. Des vautours, des êtres qu’elle utilisait uniquement pour se faire d’autant plus remarquée admirée par les autres et qui en faisaient de même avec elle, en restant à ses côtés. Il est donc utile de préciser qu’aucune d’entre elles ne savaient réellement qui elle était et elle n’avait nullement l’intention de changer les choses. Bien entendu prétendre que personne n’avait de valeur à ses yeux était également une grave erreur car elle avait énormément de respect pour certaines personnes. Qui ? Des personnes qui avaient fait leurs preuves à ses côtés et qui s’étaient montrées digne de son respect. Parmi ces personnes se trouvait la personne à laquelle elle était liée par des fiançailles, une alliance qu’elle n’avait point décidée par elle-même mais qui était loin de lui déplaire. Wada Yano, l’illustre héritier de la longue lignée de politiciens japonais, venant d’une branche de l’aristocratie japonaise, se trouvait être cette personne, cet homme qui lui était désormais destiné et comment pouvait-on se sentir outrée de l’être ? Impossible. Le jeune homme, bien qu’étant son cadet d’un an avait tout du genre idéal, qui pouvait faire tomber à ses pieds toutes les demoiselles qu’il désirait. Il était pourvu d’un tel charisme, d’une telle classe que personne ne pouvait véritablement le critiquer sans passer pour l’être le plus méprisable qu’il soit. Qu’importe s’il était froid et austère, qu’importe s’il donnait l’impression de s’intéresser réellement qu’à peu de choses ou personnes, on ne pouvait éprouver à son égard qu’un profond respect dès lors qu’on était amené à faire sa rencontre. Poli, propre sur lui-même et d’une profonde délicatesse envers la gente féminine, elle savait plus que quiconque qu’il faisait battre le cœur de dizaines, pour ne pas dire de centaines de filles de l’établissement qui s’imaginaient alors être traitées comme des princesses par cet homme venu d’un autre temps. Un temps où les gentlemans étaient bien plus nombreux et cet homme si charmant, si attirant était destiné à être sien.

Elle mentirait effrontément si elle ne s’était pas sentie heureuse d’avoir été offerte à ce jeune homme qu’elle avait rencontré durant un dîner dans son domaine en compagnie de ses parents. Les présentations s’étant rapidement faites, leurs parents leur avaient alors annoncés leur projet les concernant. Bien entendu, il ne fallait pas être très intelligent pour cerner la véritable raison qu’avait poussées leurs deux familles à se lier l’une à l’autre et elle avait été surprise de voir avec quel calme celui-ci avait accueilli la situation en s’inclinant bien respectueusement face à elle. Parfait, c’était le mot qu’il convenait parfaitement à ses yeux pour définir le jeune homme en question, a qui elle consentirait à donner la fleur de sa jeunesse, sa beauté si celui-ci la désirait. Pourtant bien qu’il était l’être des plus poli et respectueux qu’il soit, elle était loin de savoir qui il était réellement et elle ne connaissait que le visage de sa personne qu’il avait consenti à lui montrer. Contrairement à cet homme que celui-ci considérait comme son meilleur ami, ce vaurien de Yoon Ki Suk, tout autant que l’était le père de celui-ci à ses yeux, il n’avait jamais eu à son attention aucun sourire aussi doux et tendre qu’il avait à l’égard ce jeune homme. Jamais non plus, il lui avait ébouriffait les cheveux avec tendresse et amusement pour la taquiner et c’était peut être idiot et futile mais elle en était jalouse. Elle désirait tellement découvrir et connaître l’homme auprès duquel elle allait finir sa vie, l’homme dont elle s’entichait jour après jour en l’observant de loin, à défaut de prendre son courage à deux mains pour lui solliciter un peu de son temps libre pour le faire.

Ainsi elle ne pu alors s’empêcher d’être inquiète à l’entente de mots de cette demoiselle alors qu’elle sirotait bien tranquillement un verre d’eau avec ses amies, qui parlaient comme d’habitude des futilités de leurs vies si tumultueuses et fascinantes, du moins le pensaient-elles. Se perdant alors dans ses pensées alors que ses amies ne semblaient avoir nullement entendue la nouvelle concernant son jeune fiancé, elle commença à élaborer le pire des scénarios. Pourquoi avait-il été transféré à l’hôpital ? Pour quelle raison y était-il ? Allait-il bien ? Allait-il s’en sortir ? Et s’il n’était plus ? Tant de questions qui commençaient à lui donner le tournis alors qu’elle était tout simplement incapable de répondre à aucune d’entre elles pour la bonne et simple raison qu’elle ne disposait pas des informations nécessaires pour y répondre. Frustrée d’être nullement au courant de tout ceci alors que c’était son promis qui avait été transféré à l’hôpital, elle prit soin de boire rapidement son verre d’eau pour se lever doucement en prétendant qu’elle venait de se souvenir qu’elle avait un rendez vous important, face aux regards étonnés de ces amies qui semblaient ne point comprendre pourquoi elle était si discrète. C’est donc sans un regard, ni autre mot qu’elle prit en main ses bouquins et son sac pour prendre la direction de la sortie et se rendre à sa voiture alors qu’elle appelait le portable de son fiancé, en espérant qu’une personne décroche et puisse enfin lui donner des renseignements sur le lieu ou celui-ci se trouvait désormais. Malheureusement pour elle, elle n’eut aucune réponse et réitéra un essai en vain. Frustrée de n’avoir point de réponse, elle s’apprêtait à demandait l’aide de son majordome lorsqu’une voix quelque peu familière se fit connaître à ses oreilles.

« Sun Hee… la chance serait-elle de mon côté pour avoir le bonheur de te trouver enfin seule, aujourd’hui ? »

Elle n’avait nullement besoin de lever le regard vers l’endroit d’où provenait cette voix pour savoir à qui elle appartenait. Cette façon si tendre qu’il avait de susurrer son prénom, cette manière qu’il avait de tourner ses phrases, cela ne pouvait être que Kim Hyun Min, ce garçon si étrange qui semblait développer à son intention, une adoration et une passion sans fond. Du moins, c’était ce qu’il avançait toujours lorsqu’il venait à sa rencontre pour lui déclarer de nouveau ses sentiments à son égard qui était à ses yeux, si purs, si louables. Au diable… Elle n’en croyait pas un seul mot alors qu’en même temps le jeune homme était connu pour être l’un des don juan de l’université, qui ne manquait nullement l’occasion de faire parler de ses frasques. Comment un jeune homme amoureux et passionné tel qu’il se vantait d’être pouvait simplement passé de couche en couche s’il était réellement sincère ? A ses yeux, tout cela n’avait nullement aucun sens et elle se trouverait alors tout simplement bien bête de croire un seul instant à la véracité de ses sentiments à son égard. Cependant, elle devait reconnaître que le jeune homme ne semblait nullement perdre espoir, qu’importe le nombre de fois où elle l’avait rejeté, mis en doute, les sentiments qu’il prétendait être si passionnés. Autant elle aurait pu penser de lui qu’il était un être pathétique, autant le respect et l’adoration qui lui témoignait ne la laissait pas totalement de marbre mais pas assez pour ressentir l’envie de lui céder un quelconque chemin vers sa personne. Après tout, qui était-il réellement ? Elle ne savait rien sur lui et à vrai dire, elle ne faisait vraiment aucun effort pour en apprendre plus sur lui. Cependant elle devait reconnaître qu’il était quelqu’un d’une politesse et d’un respect à toute épreuve. Bien qu’il avait toujours tendance à venir l’importuner lorsqu’elle se retrouvait seule, jamais il s’était imposé à elle et avait toujours fait en sorte de s’excuser de la déranger. Ce n’était certes pas grand-chose mais les garçons de nos jours n’avaient pas pour habitude d’agir de la sorte et elle devait reconnaître que c’était tout à son honneur.

Ainsi donc elle n’était pas sans ignorer le sujet que le jeune homme souhaitait aborder en venant ainsi à sa hauteur et bien qu’elle était pressée, elle se contenta seulement de le fixer d’un air nonchalant et froid comme à l’accoutumé et lançant simplement dans une voix froide, remplie de sarcasme.

« Il faut croire que le destin à bien voulu que ma beauté illumine ta journée, Hyun Min. Après tout, tu es bien le plus grand de mes admirateurs… non ? »

Sun Hee était le genre de personne à apprécier ô grandement de diriger une conversation comme elle l’entendait. En étant si froide et directe, elle avait toujours tendance à déstabiliser son interlocuteur et la vérité était que tout cela était fait dans ce seul but. Pourquoi ? La simple et bonne raison était le fait qu’elle détestait ne pas maîtriser le sujet d’une conversation, elle était une de ces personnes qui ne supportait tout simplement pas qu’on puisse influencer sa vie et ce même à travers d’une conversation des plus banales. Quoiqu’il arrivait, elle avait besoin de se sentir supérieure et elle consentait à peu de personnes, le droit de mener une conversation avec elle, et il était évidant que le jeune homme ne faisait pas parti de ceux-ci. C’est pour cela qu’elle ajouta seulement pour lui donner de nouveau la parole en s’avançant à sa hauteur pour se mettre en face de lui.

« Que veux-tu ? Je suis navrée mais j’ai très peu de temps à t’accorder, j’ai quelque chose d’important à faire… »

L’était-elle vraiment ? Nullement, il avait déjà énormément de chance qu’elle consente bien à écouter continuellement ses élucubrations. Quoiqu’elle devait reconnaître que bien qu’elle n’était nullement disposée à accéder à sa requête, elle était énormément flattée d’être à ce point idolâtrer par un homme. Après tout, n’était-il pas magnifique d’être l’objet des pensées d’un homme pour une femme, bien que celui-ci n’était point l’homme qu’elle désirait ? Si seulement son fiancé pouvait avoir à son intention la même vivacité avec laquelle ce jeune homme ne faisait que la perçait de son regard. Si c’était possible, il n’y avait rien d’autre à dire, elle serait tout aussi près du bonheur qu’un être humain pouvait espérer de l’être.

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