when gestures are merely declarations of love

Yano Wada ;

Il fallait bien reconnaître que la vie était parfois fourbe pour les êtres humains qui voyaient alors toutes leurs vies s’écroulaient en mils morceaux. Il y avait encore quelques mois, Yano savait parfaitement ce qu’il était et à quel avenir il se prédestinait. Tout était tellement défini, préétabli comme les solutions d’un jeu vidéo qu’il fallait suivre pour parvenir à terminer le jeu haut la main. Bien entendu, ce n’était peut être des solutions qui prenait en compte ce que lui, en tant qu’individu désirait mais elles n’étaient pas moins inutiles. Toute sa vie, il avait suivi ce que sa raison lui intimait, fermant à double tour au fond de son âme, cette partie de sa personne qui se trouvait pourtant être si passionnée. Passionné ? Aussi surprenant que cela puisse sembler pour les gens qui le connaissaient, il l’était et ce depuis sa plus tendre enfance. Lorsqu’il était intéressé par quelque chose, il ne pouvait tout simplement pas s’empêcher de découvrir le moindre détail concernant celui-ci et il se trouvait alors si vivant. Rien à voir avec cette image d’héritier si froid et maître de lui-même qu’il projetait à autrui. Non, seul un noyau de personnes pouvait se vanter d’avoir eu la chance de voir ce côté de la personnalité du jeune homme en action. Attiré depuis sa plus tendre enfance par ce magnifique instrument de musique, qu’était le piano, il avait passé la plupart de son temps libre à se perfectionner à cet instrument en suivant cours sur cours et en s’exerçant seul sur le piano de sa chambre. D’aussi loin qu’il pouvait s’en souvenir, il avait passé plus d’un tiers de ces journées sur cet instrument, qui par sa seule présence parvenait à atténuer la pression sur ses épaules si jeunes et frêles à l’époque. D’un naturel calme et posé, il avait toujours su répondre aux exigences de sa famille, suivant comme un bon petit soldat les souhaits de celle-ci, se comportant comme se devait l’être un héritier de sa condition. Après tout, n’était-il pas Wada Yano, le digne héritier de cette grande lignée de hauts politiciens japonais, conservateurs et cousins éloignés de la lignée de l’empereur de leur pays ? Si bien entendu et il avait toujours tout fait pour en être digne, n’ayant de toute façon pas d’autres choix que de suivre les traces de ces ascendants.

Durant de longues années, il avait pensé qu’il n’y avait aucun mal à cela, à laisser la personne qu’il était réellement se faire devancer par ce que les coutumes voulaient de lui. Il n’y avait alors rien de mal à répondre aux attentes de toutes ces personnes. Du moins, c’était ce qu’il pensait lorsqu’il avait été plus jeune mais désormais son point de vue actuel était bien différent. Bien entendu avec les années, il avait grandi, évolué mais le jeune homme bien obéissant était toujours présent en lui. En effet, bien qu’il désire plus que tout découvrir ce que voulait véritablement dire le mot « liberté », il restait pourtant toujours ce parfait héritier qu’il se devait d’être. Ainsi, on pouvait véritablement dire qu’une guerre sans relâche se livrait à l’intérieur du jeune homme entre sa raison et les battements de son cœur qui désiraient désormais plus que tout se faire connaître. Il ne pouvait nier le fait que depuis son arrivé à Séoul, il y a de cela quelques années alors qu’il était seulement âgé de 16 ans, il avait énormément changé sa façon de voir les choses. En rentrant dans le plus réputé des établissements privés alors qu’il quittait sa terre natale pour celle de sa mère et ainsi s’imprimer des coutumes de celles-ci, il avait fait d’innombrables rencontres dont celle de la personne qu’il considérait comme son meilleur ami. Yoon Ki Suk, était le prénom de ce jeune garçon aussi pur qu’un ange se devait de l’être, si jeune, si tendre, si discret et pourtant si éclatant bien qu’il manquait énormément de confiance en lui. Il mentirait s’il ne reconnaissait pas que c’était cette impression de perfection, qui l’avait touché profondément lors de leur première rencontre au sein de cet établissement, qui fit d’eux de colocataires et camarades de classes. Il était donc évidant qu’il était facile de deviner la suite de leur histoire. A cette époque, tous les deux venaient d’arriver en ville, ne connaissaient personne avec qui ils auraient pu définir une frontière dans leur relation et puis ils leur étaient tellement facile de converser l’un envers l’autre. D’un naturel méfiant, Yano qui avait appris à se méfier des êtres qui voulaient profiter de sa personne, du statut de privilégié qu’il détenait, était résolument devenu avec les années un être d’une froideur et d’un orgueil sans précédent, à la digne image de l’être qu’il se devait d’être.

Cependant, toute cette carapace qui était parvenue à le préserver de tout cela avait fondue comme neige au soleil lorsqu’il avait conversé avec lui dès les premières secondes. C’était comme s’il ne pouvait pas en être autrement et à vrai dire, Yano bien qu’il ne le connaissait alors ni d’Adam, ni d’Eve était incapable d’expliquer même à l’heure actuelle ce qu’il s’était passé en lui pour qu’il lui parle de façon si naturelle, comme s’il l’avait côtoyé toute sa vie. Ki Suk semblait déjà à l’époque être une personne à part, un être d’une telle gentillesse et d’une profonde tendresse qui n’avait nullement l’intention de nuire à quiconque. Il lui était alors résolument impossible pour lui de ne point lui accorder sa confiance, s’il ne l’avait pas fait, il ne pourrait alors l’accorder à quiconque. Ki Suk et lui étaient destinés à se rencontrer, il ne pouvait point en être autrement et c’était souvent ce qu’il se disait. Peut être qu’il pensait cela car il était quelqu’un d’extrêmement rêveur pour ne pas dire romantique ? Sûrement, il croyait aux théories du destin, à l’amour véritable, celui qui donnait alors à la personne habitée par celui-ci l’impression de se sentir si vivant aux côtés de la personne qu’il chérissait plus que tout au monde.Il avait bien conscience que de nos jours le peu de personnes qui se disait censé, songeait un seul instant qu’une telle chose pouvait se produire, ni même exister mais il était ainsi et rien ne pouvait vraiment changer cet état de fait. Yano était au fond de lui, une personne aimante et attentionnée, qui était capable de se mettre en retrait pour permettre aux personnes qu’il aimait d’être heureux. Ainsi en étant un digne héritier, il laissait le champ libre à ses cadets de vivre ce bonheur que cela devait être la liberté, quoique maîtrisée dans leur cas. Impossible pour des héritiers d’une lignée aussi somptueuse de faire tâche parmi celle-ci et ils pouvaient compter sur leurs ancêtres pour être remis dans le droit chemin, qu’ils le veuillent ou non.

Dans tous les cas, c’était leurs points communs qui avaient fais d’eux des amis d’une complicité telle que certaines personnes avaient énormément du mal à penser qu’elle pouvait être anodine et pourtant… Durant de longues années, Yano n’avait jamais remis en cause le moindre geste qu’il avait en son intention pour la bonne et simple raison qu’il n’avait aucune raison de douter de la pureté de ses sentiments. Pourquoi aurait-il du le faire ? Il était amoureux d’une magnifique jeune femme, Lin Jade, fille d’un grand homme d’affaires chinois qui avait envoyé sa fille dans le pays d’origine de sa mère pour les mêmes raisons que les siennes, qui semblait correspondre à tout point à ce qu’il espérait d’une demoiselle. Ils étaient tellement similaires, si passionnés par la même passion : l’alpinisme, dont ils pouvaient parler de longues heures sans se lasser, sans parler de leur instrument de musique fétiche. Tout deux passionnés par la belle et somptueuse musique, ils passaient le plus clair de leur temps à jongler de concerto en concerto, appréciant hautement de passer ce moment avec l’autre. Oui, même maintenant il ne pouvait réfuter le fait qu’il l’avait aimé, qu’il l’avait chérie comme la huitième merveille du monde. C’était alors si facile pour lui de répondre aux attentes de la demoiselle, qui était dans une certaine mesure, son alter ego. Leur confiance mutuelle l’un pour l’autre devait sûrement être la raison pour laquelle, leur couple dura si longtemps et aurait pu continuer s’il n’y avait pas eu ce léger malaise qui peu à peu était venu le troubler un peu plus chaque jour.

Bien entendu, il aurait pu faire comme si de rien n’était mais il n’était pas un homme à tromper les personnes qu’il aimait. Comment pouvait-il lui murmurer tendrement qu’il l’aimait si au même moment, il commençait à se sentir fébrile face aux formes d’une autre personne ? Une chose tout simplement impossible pour lui qui était d’une loyauté exemplaire et il ne l’avait pas fait. Cependant il ne pouvait nier le fait qu’il se sentait toujours autant pathétique en songeant à la manière qu’il avait rompu avec elle. Un appel, dans lequel il lui avait dit qu’il préférait qu’ils en restent là, qu’il avait une bonne raison d’agir de la sorte mais qu’il ne pouvait lui dire par téléphone. Non, comment pourrait-il confesser une chose qu’il refusait d’admettre lui-même ? Impossible. De plus, ce n’était pas le genre de chose qui se disait par téléphone sans donner l’impression d’être un lâche. Ce n’était résolument pas son genre et il avait toujours à l’heure actuelle, l’intention de lui expliquer tout cela de vive voix lorsqu’elle reviendrait des États-Unis. Oui, comme toujours il subirait l’entière responsabilité de ses actes ou non-actes, la tête haute sans avoir aucun remord, si ce n’est peut être d’avoir brisé le cœur de son ex petite amie qui s’était alors seulement contentée de murmurer qu’elle attendrait son explication dans ce cas là. Une réponse qui montrait ô combien son ex petite amie était d’une gentillesse extrême et qu’il avait eu énormément de chance de l’avoir à ses côtés pour le temps qu’avait duré leur idylle. Bien sure cette décision ne s’était pas faite sans incidence sur sa personne.

Depuis ce jour, il était résolument perdu, incapable de comprendre ce qu’il lui arrivait, ni même s’il était normal pour un homme tel que lui de ne pas être en mesure de se comprendre lui-même… Comment pouvait-il reconnaître, et ce même en sa personne qu’il se trouvait incroyablement fébrile lorsqu’il apercevait la moindre parcelle de la peau du torse de son colocataire et meilleur ami ? Comment pouvait-il s’avouer qu’il lui arrivait de fixer les fesses de celui-ci ou de se laisser à d’agréables pensées qui le rendaient tout simplement fou ? Jamais, non, ce n’était résolument pas possible. Il se refusait à de telles pensées et pourtant lorsqu’il n’y faisait pas attention ou lorsqu’il se laissait divaguer, ses yeux se posaient alors sur Ki Suk, qui devait sans doute ignorer les tourments dont il était la raison. Pourtant même à l’heure actuelle, il se refusait à l’idée qu’il pouvait être attiré physiquement par son meilleur ami. Que pourrait-il se passer s’il acceptait une telle chose ? Qu’est ce qu’il serait alors contraint d’admettre ? Il n’en savait rien et pour une fois, il ne désirait nullement le savoir, ayant bien trop peur de perdre à tout instant cette personne qu’il adorait et affectionnait tellement. Son âme ne pouvait tout simplement pas supporter l’idée de souiller une amitié telle que la leur, de laisser une histoire d’attirance charnelle mettre un terme à cette affection si spontanée, si réelle, si sincère. Yano, ne le désirait pas surtout que cela pourrait remettre tout en cause, tout. Alors il préférait ne pas y songer, ne pas penser à cette gêne qu’il ressentait lorsque son ami se déshabillait dans leur chambre, lorsqu’il se retrouvait presque nu face à lui, qui détournait le regard dans un signe de respect pour camoufler ce qu’il ressentait réellement. Oui, il ne devait en aucun cas venir trahir les réelles pensées qu’il avait pour lui. Et pourtant dès lorsqu’il se laissait perdre dans ses pensées, celles-ci l’assaillaient de toute part, le retenant prisonnier malgré lui. Il ne trouvait alors que son seul salut que lorsqu’il était derrière les touches de son piano alors que ses fins doigts effleuraient celle-ci pour produire un son qui parvenait à lui faire oublier un tant soit peu cette attirance qui se faisait malgré lui de plus en plus tenace, aussi folle et désagréable qu’un fantasme interdit qu’on n’avait nullement le droit d’avoir. Pourtant tous ces tourments ne semblaient point être visible aux yeux des autres et encore moins à ceux du principal concerné. L’art de la dissimulation avait toujours été sa spécialité et il dont évident qu’il savait agir de façon naturelle avec lui bien qu’il lui arrivait parfois d’aller plus loin…ou du moins en avait-il seulement conscience qu’après avoir agi et il ne pouvait rien y faire. A partir du moment où Ki Suk ne réagissait pas, il n’y avait alors aucune raison de s’inquiéter et il voulait y croire du fond de son cœur. Oui, il devait y croire et peut être qu’ainsi tout ceci finirait bien par disparaître… Ainsi, il suffisait de faire comme si de rien n’était et c’était ce qu’il s’évertuait à faire, aussi difficile que cela pouvait l’être pour lui. Et dire que cela faisait deux ans que tout cela durait…

Soupirant doucement à l’afflux de tous ces tourments et regrets, Yano se trouvait présentement en train de préparer son matériel pour s’entraîner à l’escalade. Habillé d’un simple débardeur, d’un pantalon de sport moulant extensible qui allait lui permettre de monter convenablement et des chaussons d’escalade comme le voulait la coutume, il se tenait prêt pour l’ascension de ce mur artificiel qui allait lui permettre d’aider Ki Suk à la technique de l’escalade libre. Contrairement à lui, Ki Suk n’avait commencé à se passionner pour ce sport que lorsqu’il avait fait sa connaissance. Il ne pouvait s’empêcher de sourire en se rappelant alors avec quel sérieux celui-ci écoutait patiemment et attentivement ses discours lorsqu’il lui décrivait les magnifiques paysages qu’il avait eu la chance de découvrir en compagnie de son père aux quatre coins du monde. Jamais à l’époque, il n’avait songé un seul instant qu’il aurait pu capter autant l’attention et éveillé en lui une envie de pratiquer ce sport de façon si déterminée. Après tout, Ki Suk n’avait pas l’âme d’un grand aventurier. Peureux de nature bien qu’il lui arrivait parfois de ne pas l’être en fonction de la situation dans laquelle il se trouvait, il n’était pas non plus un de ces hommes, qui avait un besoin fou de ressentir l’adrénaline circuler dans ses veines pour se sentir vivant. Il était donc évidant qu’il avait tendance à fuir le danger comme la peste et il n’y avait rien en soi qui pouvait le condamner à faire cela. Quant à lui, Yano était peut être un peu plus aventureux. Curieux de nature, il adorait apprendre, découvrir des choses qui jusqu’à ce jour lui était inconnue et il n’avait jamais jusqu’à ce jour refusait une quelconque offre, et ce même si celle-ci comportait une certaine part de risque. Bien entendu, il était loin d’être un casse cou et comme tout homme digne, il savait parfaitement ou se trouvait ses limites et veillait à ne jamais les dépasser. Il savait plus que quiconque qu’il pourrait alors à tout instant se bruler les ailes, si ce n’est de se rompre le cou.

Cependant, il ne pouvait nier le fait qu’il appréciait ô grandement qu’il soit parvenu à passionner le jeune homme tout autant que lui à ce sport qui n’était résolument pas à la portée de tout le monde. Un entraînement quotidien à l’escalade, voir hebdomadaire, était requis et il fallait se muscler autant pour être en bonne condition physique pour pouvoir exceller et parvenir à utiliser ses propres forces pour se hisser en haut du mur. Ainsi sans être un sportif intensif, Yano possédait un corps parfait qui faisait de lui et ce malgré lui d’être l’un des garçons les plus populaires de l’université dans laquelle il se trouvait désormais. Une popularité qu’il partageait également avec son meilleur ami, qui contrairement à ce qu’il pensait, posséder également un fan club à lui seul, sans en avoir réellement conscience. Encore une preuve à ses yeux selon laquelle le jeune homme ne pensait pas un seul instant être pourvu d’un physique des plus attrayant, et qu’il pouvait éveiller des pensées peu louables en certaines personnes, dont son meilleur ami mais cela était-il mieux qu’il n’en sache rien. Dans tous les cas, depuis ce jour où Ki Suk lui avait fait part de son envie à s’initier à l’escalade, il s’était alors lancé comme défi de le préparer pour un stage en pleine montagne qui allait avoir lieu dans quelques mois et il était promptement déterminé à lui montrer une vue magnifique qu’il avait déjà découvert en compagnie de son père lors de ses débuts. L’engouement pour ce week end qui s’annonçait petit à petit semblait éveiller autant d’engouement chez lui que chez son ami et ils ne cessaient d’en parler continuellement, l’un impatient de découvrir cet endroit et l’autre bien heureux de le voir aussi adorable et passionné par ce qu’il aimait. Finalement bien préparé, sa corde bien attachée et son baudrier bien attaché à celle-ci a sa taille, il se contenta seulement de regarder autour de lui. En effet, ils avaient pour habitude de se retrouver tous les soirs en ses lieux, qu’était le gymnase de l’école pour s’entraîner sur le mur d’escalade et bloc artificiel que celui-ci recelait en son sein, pour s’entraîner après leurs cours mutuel. Contrairement à l’époque où ils étaient de simples lycéens, ils suivaient désormais des cursus différents et il devait reconnaître qu’il avait du mal à s’y faire même après deux ans passés ici. C’était devenu un besoin vital pour lui de voir son meilleur ami et il ne préférait nullement songer à ce qu’il aurait pu éprouver si celui-ci ne s’était pas retrouvé dans la même chambre que lui dans la résidence…Non, il ne préférait décidément pas y méditer.

Ne le voyant pas arriver alors que les cours de celui-ci avaient dut finir, il y a de cela une demi-heure, il ne put s’empêcher de s’inquiéter et profita de cet instant pour se détacher et prendre son portable dans son sac pour voir s’il avait reçu le moindre message. Lorsqu’il remarqua que celui-ci n’avait nullement donné signe de vie, il ne pu s’empêcher de sentir son inquiétude devenir des plus palpables étant donné que ce n’était pas dans les habitudes du jeune homme de le laisser dans l’incertitude alors qu’il se trouvait en retard. Un comportement des plus étonnants entre deux jeunes hommes tels qu’eux peut être en temps normal mais étant donné que Ki Suk agissait de la même façon avec lui lorsqu’il ne lui donnait aucun signe de vie, retenu quelque part, il ne trouvait en aucun cas son geste révélateur et s’apprêtait d’ailleurs à l’appeler pour en avoir le cœur net, qu’il entendit la porte du gymnase s’ouvrir d’une façon brutale alors que des pas venaient à lui. Il n’avait nullement besoin de le regarder pour savoir de qui il s’agissait. C’était peut être risible dit ainsi mais il pouvait reconnaître son parfum à des milliers de kilomètres à la ronde, comme la façon et la fréquence avec laquelle il respirait lorsqu’il avait couru de longues minutes, comme la manière il posait ses pieds lorsqu’il courrait ou marchait et il savait de source sûre que c’était lui. Ça ne pouvait être que lui.

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