I Should hate you but i love you - Chapitre 7

Pseudo : Mary

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Chapitre 7 :

La conversation de la semaine précédente, me rend perplexe, que pouvait bien signifier tout ça ? Se pourrait-il, qu’il y ait un sous-entendu à ce qu’il a dit ?

- J’en ai marre, dis je en jetant mon oreiller contre la porte de ma chambre.

Depuis une semaine, j’essaye de me résonner mais rien n’y fais ses dernières paroles me reste en tête. De plus pourquoi depuis il m’évite, Mathieu dit que je m’imagine des films mais j’en suis persuadée, il m’évite c’est sure. Julia arrête de te prendre la tête avec tout ça, ce soir c’est le grand soir. Mathieu vient me chercher dans une heure en voiture. Je prends mes affaires et je me dirige vers la salle de bain afin de me préparer. Je commence par me regarder dans le miroir, la nouvelle coupe que je me suis faite ce matin me va bien. Mes longs cheveux bruns sont désormais mi-long est coupés en dégradé, je prends mon noir que j’applique sur mes yeux afin de les mettre en valeur, et je me met du fard à paupière rose de tons différents. Je mets mes cils en valeur avec du mascara et je me mets un peu de blush et un fond de rouge à lèvre. J’enfile ensuite ma robe et met la touche finale, mes créoles en or blanc, mon cadeau d’anniversaire. Je me regarde une dernière fois dans le miroir avant de me diriger dans le salon afin d’avoir le point de vue de mon père qui a prit son jour de repos et de mon frère.

- Qu’en pensez vous ?

- Si tu mets des escarpins noirs, tu seras parfaite, me dit Frédéric.

Mon père reste muet, mais je vois dans son regard qu’il n’en pense pas moins. Je leurs sourie et je me dirige dans ma chambre pour enfiler mes escarpins noirs. J’entends la sonnerie de la porte d’entrée, ça doit être Mathieu, pile poil à l’heure. Je range mes affaires dans mon sac de bal et je retourne dans le salon alors qu’il passe le pas de la porte.

- Waouh, je suis chanceux aujourd’hui j’ai une cavalière magnifique, dit il en rigolant.

- Fais gaffe, mon père risquerait de t’obliger à y aller seul avec ce genre de propos, dis je en lui faisant la bise.

- Elle n’a pas tort. Dit mon père.

- Bonjour monsieur Carlson, je m’appelle Mathieu Dupont.

- Ravie de te rencontrer Mathieu, Julia m’a souvent parlé de toi ! Dit-il en souriant.

- Eh bien dis donc, tu m’avais pas dis que tu étais amoureuse de moi, Julia, je suis flatté ! Me dit-il en me faisant un clin d’œil.

- Elle m’a aussi parlé de ton sens de l’humour particulier ! dit il avant d’éclater de rire.

Après les dernières recommandations, Mathieu et moi, on se dirige vers sa voiture, il m’ouvre la porte et la referme avant de s’installer à son tour. Vingt minutes plus tard, nous arrivons au gymnase qui pour l’occasion s’est transformé en salle de ball. Une scène a été mise en place où un groupe ne tardera pas à jouer. La salle est remplie de monde. Lorsqu’on retrouve notre groupe tout le monde me félicite pour ma nouvelle coupe de cheveux. Puis vers 21 heures, Kévin et Kelly arrive enfin. Kévin est vraiment séduisant dans son costume noir avec sa chemise blanche dont certains boutons ne sont pas boutonnés. Kelly porte une robe de cocktail blanche en soie à une brettelle, ses longs cheveux blonds sont relevés à un chignon dont les mèches s’échappent. Il n’y a pas à dire, ses deux personnes sont parfaites pour faire un couple. Alors qu’ils s’avancent vers nous, je croise le regard de Kévin qui le détourne rapidement comme s’il le fuyait, ça me fait mal qu’il m’évite de la sorte. Ils arrivent à notre hauteur et Kelly me regardent froidement alors qu’elle se louve dans les bras de Kévin qui la laisse faire. J’essaye de faire bonne figure malgré la douleur que je ressens, Mathieu me prend la main pour me donner du courage et m’emmène sur la piste de danse. C’est un petit slow, il me prend dans ses bras où j’en profite pour pleurer quelques larmes, heureusement pour lui, il porte un costard totalement noir, ce qui fait que les traces de mon mascara ne se voient pas. Il s’approche de mon oreille et me dit de garder le sourire.

- Tu n’as pas le droit de pleurer pour ça, tu as raison il t’évite mais il doit bien y avoir anguille sous roche, tu ne penses pas ?

- J’en sais rien, la seule chose que je sais, c’est que j’ai vraiment mal au coeur.

- Et moi ça me fait mal au cœur de te voir ainsi, ça ne te ressemble tellement pas !

Je sais qu’il a raison, je dois me calmer mais pleurer me fait tellement de bien. J’essaye de me raisonner, de passer une magnifique soirée même s’il m’évite, même s’il fait comme si je ne suis pas la, comme s’il ne m’apprécie plus. C’est dure, je dois bien l’avouer mais je n’ai pas la droit d’inquiéter autant Mathieu, j’essuie mes larmes et à la fin du slow, j’ai retrouvé le sourire, du moins en facette. Après m’être remaquillé aux toilettes, je sors prendre l’air dans la cour du lycée, d’ailleurs bons nombres de couple, font la même chose. Je suis l’étrangère parmi le lot. Je m’assoie sur le rebord de la fontaine qui se trouve au centre de la cour et j’observe ses couples louvés dans leurs petits monde, c’est beau l’amour. Les voir le sourire aux lèvres, me le redonne pour un instant jusqu’à que je sente une main sur mon épaule. Sans me retourner, je sais qui c’est. C’est Kévin, je reconnaîtrai son parfum entre mille. Il s’assoit à côté de moi. je sais qu’il veut tenter une conversation, mais au fond de moi je lui en veux. Il murmure plusieurs fois mon prénom, mais je ne lui réponds pas, faisant comme s’il n’était pas là. Je veux qu’il comprenne que son indifférence me fait du mal. Alors qu’il se lève sûrement agacé de mon indifférence, je lève la tête vers lui et lui lance :

- Tu vois ce que ça fait d’être ignoré de la sorte ! Je supporte ça depuis une semaine !

Je sens mes larmes qui coulent sur mon visage, je les écrase de rage alors que je continue mon monologue.

- Tu imagines même pas combien tu m’as fait mal, j’avais l’impression que je n’étais plus rien à tes yeux, comme si j’étais une étrangère. Je te hais, car tu me fais du mal, je te hais…

Mes lèvres sont prises prisonnières des siennes, je le regarde interdite. Qu’est ce que cela veut dire ? Je le repousse violement et lui demande difficilement :

- Pourquoi as-tu fais cela ?

- Je t’aime tout simplement !

- Tu mens, hurlai-je en détournant mon visage tellement la rougeur à pris possession de moi.

Il me prend les mains, m’obligeant à le regarder et me demande :

- Qu’est ce qu’il te dit que je te mens Julia ? Qu’est ce que aujourd’hui te fais dire que je ne t’aime pas ? Ne me fais pas croire que tu lis en moi comme dans un livre ouvert, sinon tu saurais que je ne te mens pas, que jamais je dirai ses mots si je ne les pensé pas au fond de moi.

Son regard est totalement envoûtant, mon cœur bat la chamade. Je ne sais pas quoi dire alors qu’il continue son monologue.

- Si je t’évite depuis une semaine, c’est à cause de ça, je n’arrive plus à cacher mes sentiments Julia. Tu m’as plu dés la première fois, tu es la seule avec qui je me sens en paix, la seule personne qui m’accepte telle que je suis, la seule personne que je ne veux pas perdre.

Ses paroles me vont droites au cœurs, tellement que je capture moi même ses lèvres dans un maladroit baiser avant de murmurer timidement :

- Je t’aime moi aussi Kévin.

Il passe sa main délicatement derrière mon cou me faisant frémir et m’approche délicatement de ses lèvres pour m’embrasser. Ce baiser est vraiment magnifique, nos langues se mêlent avec passion, je me sens défaillir et je m’accroche à lui pour ne pas flancher. Lorsque le besoin d’air se fait nécessaire, nos lèvres se séparent mais il passe délicatement ses mains sur ma taille et m’empêche de m’éloigner de lui. Je me sens si bien dans ses bras, j’en ai même presque envie de pleurer de joie.

- Joli tableau, dit une voix derrière Kévin mais que je reconnue sans mal.

Il se retourne violement vers cette voix et nous nous retrouvons face à Kelly qui semble plus que furieuse.

- Je me demande comment réagira ton père s’il apprenait la situation.

Il s’écarte de moi et se dirige vers elle en lui disant :

- Tu n’oseras pas le faire, Kelly.

- Ah bon tu crois ? tu sais je suis capable de tout. Je n’ai pas pu empêcher ce qui vient de se passer, mais je peux toujours empêcher le reste.

- Tu n’as pas le droit de faire ça, je sais à quoi tu penses !

- Oh si j’ai le droit, mon cher Kévin ! N’oublie pas tu es mon fiancé, ce qui signifie que bientôt nous serons mari et femme, et ça tu ne pourras rien y changer !

Elle n’a pas tort, ce que nous venons de faire n’est pas correct envers elle, cependant ça me met hors de moi, je déteste savoir que Kévin est enchaîné à une personne par obligation.

- Merci de me le rappeler aussi, mais n’oublie pas une chose je n’ai aucune envie de me marier avec toi, alors met un terme à nos fiançailles, ainsi personne n’en souffrira quel qu’en soit la situation.

Elle le regarde froidement, je sais qu’elle est vexée, je le sais bien qu’elle l’aime mais on ne peut obliger une personne à nous aimer. Elle le gifle violement et hurle :

- Comme tu es froid Kévin, moi je t’aime alors ne me demande pas une chose aussi difficile à faire. Je viens de te voir dans les bras d’une fille, tu ne crois pas que ça me fait mal, alors ne me condamnes pas. Je ne veux pas te quitter, et je ferai tout pour que tu m’aimes quitte à te faire du mal.

- FIN -

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