I Should hate you but i love you - Chapitre 6

Pseudo : Mary

ish

Chapitre 6 :

- Pourquoi ? Hurlai-je malgré moi.

- Julia ne hausse pas le ton avec moi.

- Mais alors réponds moi ?

- Il n’y a pas de mais, je t’interdis de reparler avec ce jeune garçon, un point c’est tout !

- Non, dis je froidement.

- Comment oses-tu me répondre, Julia, t’ai-je mal éduqué ou quoi ?

- Non papa mais je ne peux pas, je refuse de couper les ponts avec lui tant que je n’aurai pas de raison valable de le faire !

On est tous les deux têtus, il sait qu’il lui faut des raisons en béton pour que je capitule.

- Je te rappelle qu’il est fiancé !

- Et alors, en quoi cela a affaire avec notre amitié.

Mais ou veux-t-il en venir, je le sais bien qu’il est fiancé.

- Tu risques de souffrir, dit il avant de se diriger vers la cuisine.

Je reste quelques secondes sans rien dire, se pourrait-il qu’il ait vu clair en moi ? Je le poursuis néanmoins dans la cuisine et lui demande :

- En quoi je souffrirai, papa ? On est seulement ami !

- En quoi tu souffriras, ma chérie ? Je vais te le dire, ça se voit que tu es amoureuse de lui ! Dit-il en se retournant vers moi.

Son regard est triste, s’il veut m’éloigner de lui, c’était seulement pour cette raison.

- Je te remercie papa de t’inquiéter pour moi, mais je suis forte.

- L’es-tu autant que tu le prétends ma chérie. Depuis toujours tu fais semblant d’être forte mais en réalité, tu es fragile. Je ne veux pas que tu sois malheureuse à cause d’un Keller, ils nous font trop de mal.

Ils te font trop de mal à toi papa. Désormais je comprends mieux ta haine pour Keller, mais n’oublie pas que son fils est différent, ce n’est pas Keller, il ne te volera pas ta femme, pensai-je alors que je l’écoute.

- Papa, je te promets que je serai forte, même si j’aime Kévin, c’est un ami qui m’est très cher. Je ne peux pas l’abandonner même si tu me l’ordonnes, désolée.

Le silence s’installe dans la cuisine pendant quelques minutes, mon père commence le dîner pendant que j’attends sa réponse. Elle me vint un peu plus tard, alors que je me prépare à mettre la table.

- Fais ce que tu veux.

Je sourie malgré moi et vint déposer sur sa joue un baiser tendre et je le remercie.

L’histoire du scandale, prit fin deux semaines plus tard, lorsqu’ils virent que Kévin et moi, n’y donnions pas suite. Le retour à la normale se fit tranquillement malgré encore quelques langues de vipères, surtout à mon égard. C’est surtout les groupies de Kévin qui ne lui ont jamais adressé à la parole mais qui se plaisent à dire que celui ci leur appartient. Comme si on pouvait posséder une personne, il faudrait que quelqu’un leurs apprennent que c’est impossible.

Une chose que je ne savais pas c’était que quelque chose d’horrible allait arriver. Cela ne me concernait pas directement, mais allait totalement changer ma relation avec Kévin. En effet Kelly pointa son bout de nez dans notre lycée, trois semaines après le scandale et le pire c’est qu’elle était dans notre classe. Je me rappellerai toute ma vie, la tête que faisait Kévin. Son sourire s’éteignit d’un seul coup et je ne le revis que très rarement.

Kelly est l’opposé de moi, elle a des yeux bleus mis en valeur par de longs cheveux blonds. Son physique est plus que parfait, elle a une silhouette digne d’une star de cinéma et même moi qui ai un physique normal, à côté d’elle je fais grosse, c’est pour dire. La présentation entre elle et moi se fit dans une ambiance froide pour ne pas dire glaciale. Elle me reconnue sans mal et malgré que je sois polie et gentille, elle se montra glaciale qu’envers moi. Mathieu ainsi que tout notre groupe, eurent des compliments ainsi qu’à des sourires, moi c’était totalement le contraire. J’avais seulement droit à des phrases désobligeantes et à des regards tueurs. D’ailleurs je me plais à dire que s’ils pouvaient tuer, je serai depuis longtemps morte avec dix milles balles dans le corps.

Kévin semble aller plus que mal, son regard est noir, et depuis le jour de l’arrivée de Kelly, je n’ai plus eu l’occasion d’être à côté de lui ou en tête à tête. Je suis en quelque sorte, exclue malgré moi. Elle accapare Kévin comme s’il était son jouet, et celui ci la suit. Je l’ai d’ailleurs haït pour cela. Comment peut-il se laisser manipuler de la sorte.

Deux semaines plus tard, je réussis néanmoins à me retrouver seule avec lui.

- Kévin, comment peux-tu te laisser manipuler de la sorte, je croyais que tu la haïssais ?

- Je la haie détrompes-toi, seulement…

- Seulement quoi, Kévin ? Demandai-je en colère. Tu attends quoi ?

- Seulement, je ne peux me résoudre à me mettre en colère devant toi, je ne veux pas que mes amis me voient dans un tel état. D’ailleurs pourquoi es-tu si en colère, Julia ?

- Pour rien, me défendis-je. Je vois seulement avec horreur que tu replonges dans le silence, et ça me fait de la peine, comprends le !

Il sourit à ma réponse, et m’embrasse sur la joue en murmurant.

- Merci de t’inquiéter pour moi, Julia.

- Promets moi seulement que tu vas réagir, dis-je en le regardant droit dans les yeux.

Il acquiesce et prend ma main en se dirigeant vers la salle de cours. Kelly nous voit main dans la main, et alors qu’elle s’apprête à lui donner une gifle, il stoppe son geste en serrant fortement son coude. Elle semble contrariée et essaye de se dégager mais il tient fermement son coude avant de l’amener de force à l’extérieur. Quant à moi, je reste quelques secondes interdite et heureuse de la réaction de Kévin. Une main cependant se pose sur mon épaule et murmure.

- Enfin Kévin se réveille, il était temps.

- Toi aussi tu t’inquiétais pour lui ?

- Oui bien sur, depuis que sa fiancée est la, on ne le voit plus sourire et le pire c’est qu’il devient de plus en plus noir, son aura me fait presque peur.

- Tu as raison, j’espère que tout cela va s’arranger.

Il acquiesce à son tour.

- Au fait, tu sais avec qui, tu vas aller au bal, la semaine prochaine.

Ah oui, le bal ! Je l’avais complètement zappé, d’ailleurs c’est normal avec tout ce qui vient de se dérouler, le bal est le dernier de mes soucis.

- Je vais sûrement demandé à mon frère de m’y accompagné vue que je suis sans cavalier, dis-je en haussant les épaules.

Il me sourit et d’un seul coup met un pied à terre en me prenant délicatement la main, devant les regards étonnés de toute la classe et du mien. Qu’est ce qu’il me fait ? Il amène sa main à ses lèvres et murmure :

- Gente dame, je serai heureux de vous avoir comme cavalière pour le bal de la semaine prochaine. Alors je vous en prie, gente dame, ne me brisez pas le cœur en refusant mon invitation, j’en serai fort malheureux.

Comme la plupart des élèves, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire, face à cette demande. Mathieu a décidément le don de me faire rire, en tout cas il n’a jamais eu le sens du ridicule.

- Je ne le briserai donc pas mon cher ami, et s’il est votre désir que je sois votre cavalière qu’il en soit ainsi. Dis en me prenant dans son jeu.

Il se lève donc et fait une révérence en me faisant un clin d’œil. Alala, on ne le changera jamais notre Mathieu national.

La discussion entre Kelly et Kévin de ce jour là, avait énormément fait changer la jeune fille, car du jour au lendemain, elle ne se montra plus désobligeante envers moi, ni possessive envers Kévin. Le samedi qui précéda le bal, notre groupe se donna rendez vous au centre commercial pour y faire ses emplettes. Moi et Kévin furent les premiers arrivés et on en profita donc pour discuter seul à seul.

- Alors tu as un cavalier pour le bal ? Me demande-t-il.

- Oui et pour une fois j’ai pas eu à le demander à Frédéric, dis je en souriant.

- Ah oui ? Et ton cavalier c’est qui ?

- C’est moi ! répondit une voix, qui n’était d’autre que celle de Mathieu.

- Sérieusement ? demande Kévin.

- Il semblerait que oui, de plus la demande de Mathieu était comment dirai-je…inoubliable ! D’ailleurs toute la classe ne l’oubliera pas d’aussitôt.

- C’est sur !

La conversion se tourne sur la façon dont Mathieu a fait sa demande, et petit à petit tout le monde arrive. Kelly est la dernière à arriver, elle porte une minijupe et un pull en cachemire. Elle s’est peinte le visage, oui pas maquillé mais peinte et je modère mes mots. On dirait une poupée qu’on aurait trop maquillée et coiffée. D’ailleurs ne parlons pas de sa coiffure, elle est digne d’un défilé de Jean Paul Gautier ou autre. Lorsqu’elle fit son entrée, Mathieu du se cacher derrière moi pour rire, et je dois dire que tout le monde eu du mal à ne pas faire comme Mathieu. Devant les magasins, on se sépare en deux groupes, celui des garçons et celui des filles.

Kelly met un temps fou pour essayer toutes les robes qu’elle a choisi, tellement que lorsque les garçons nous rejoignent, Béatrice et moi, n’avons même pas encore essayé les notre. On profite donc de l’arrivée des garçons pour rentrer dans les cabines d’essayage. Je ressors deux minutes plus tard avec une robe noire en soie avec brettelle où est accrochée une rose noire en tissu au bustier. Les garçons me regardent attentivement et timidement je demande :

- Vous en pensez quoi ?

- Tu es vraiment très belle dans cette robe, dirent-ils.

Youpi, la première était la bonne, en plus c’est ma préférée. Les autres étaient des couleurs plus vives mais dans ce genre d’occasion je préfère être assez sobre donc le noir est parfait. Je leur souris et deux minutes plus tard je ressors habillée normalement. Avec les garçons, j’aide les filles à choisir les leurs et vingt minutes plus tard, on se retrouve devant des cafés et thés bien chauds du café avec nous emplettes. On discute de tout et de rien jusqu’à qu’ils fassent presque nuit. On décide donc de rentrer chez nous, mais alors que je m’apprête à prendre à mon tour mon chemin, Kévin m’empêche de partir et se retourne vers Kelly.

- Je raccompagne Julia, tu peux rentrer kelly.

- Je viens avec toi.

- J’ai besoin de parler seul à seul avec Julia, tu comprends mieux la ?

- Raccompagnes moi d’abord, alors ! Ordonne-t-elle.

- Très bien comme tu veux, Kelly, dit il exaspéré.

- Tu sais Kévin, je peux rentrer toute seule je t’assures, dis je afin d’apaiser l’ambiance qui commence à se faire pesante.

- Non, c’est bon Julia, tu ne vas pas risqué de te faire agresser seulement parce que Mlle Kelly veut absolument que je la ramène alors qu’on habite à trois rues.

- Très bien comme tu voudras, Kévin.

On se dirige donc vers l’immeuble de Kévin, où Kelly fait presque une scène pour qu’il la ramène en haut sans moi. Kévin lui tient tête néanmoins et après une gifle donnée par la jeune fille, on reprend le chemin en direction de chez moi.

- Tu sais, t’aurais dû la ramener jusqu’en haut, ça ne m’aurait pas dérangé !

- Je le sais bien mais j’en aurai entendu des vertes et des pas mures, si je l’avais raccompagné jusqu’en haut.

- Vous vivez donc ensemble ? Hasardai-je.

- Malheureusement pour moi oui, je la vois 24h sur 24, je suis sur le point de craquer, ma mère m’aide du mieux qu’elle peut mais Kelly est vraiment incroyable.

- C’est avec elle, je présume que tu vas au bal, non ?

- Tu vois juste, même si ce n’est pas la personne que j’avais en tête à la base.

- Ah oui ? Tu voulais inviter qui ? Demandai-je innocemment.

- T’aimerais bien le savoir, n’est ce pas ? Demande-t-il en se mettant face à moi.

Ses yeux semblent vouloir lire en moi, il n’a pas tort, je suis forte curieuse de savoir qui peut être la personne qu’il aurait aimé avoir à ses côtés pour ce bal.

- Au fait, Tu es amoureuse de Mathieu, non ? Ajoute-t-il

- Pardon ? Dis je interdite.

- Ben tu m’as bien dit une fois que tu avais refusé d’aller à un bal avec des garçons qui voulait sortir avec toi, pourtant tu as dis oui à Mathieu, non ?

- Mathieu c’est différent, il ne veut pas sortir avec moi et c’est un ami.

Comment peut-il penser que je suis amoureuse de Mathieu c’est absurde.

- Désolé, je ne voulais pas t’énerver, je pensais simplement.

- Tu pensais mal, c’est tout ! Dis je en reprenant le chemin.

Je sais que je suis froide mais l’entendre me dire que je suis amoureuse de Mathieu m’énerve au plus au point, pourquoi ne voit-il pas que je suis amoureuse de lui.

Le retour se fait dans le calme, Kévin reste silencieux, sûrement vexé que je lui parle aussi froidement, c’est vrai que cela ne me ressemble pas, mais ça m’a mise hors de moi qu’il dise que je suis amoureuse de Mathieu alors que c’est lui qui hante mon cœur et mes pensées. On arrive rapidement devant mon immeuble et je m’apprête à rentrer, lorsqu’il m’agrippe le bras me forçant à lui faire face.

- Qu’est ce qu’il se passe Kévin ? Demandai-je intrigué.

- Au fait, je veux que tu saches que c’est toi que j’aurai invité au bal ! Dit il simplement avant de se retourner sans dire un mot. Quant à moi, je reste interdite pendant je ne sais combien de temps. Il m’aurai invité s’il n’y avait pas eu Kelly, mais pour quelle raison ? Non, je ne dois pas me faire d’idée, ce n’est pas ce que j’essaye de me faire croire.

- FIN -

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