I Should hate you but i love you - Chapitre 3

Pseudo : Mary

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Chapitre 3 :

La fin de la journée se passa relativement rapidement, on avait cours de littérature pendant 3 heures, pour certains c’était trop, pour moi ce n’était pas assez. A peine l’année venait de commencer qu’on devait lire un livre. « Les âmes grises » de Philippe Claudel. On avait étudier la couverture ainsi que la 4eme de couverture, afin d’en tirer le plus d’informations. A la fin des 3 heures, j’avais vraiment hâte d’avoir le livre dans mes mains, afin de le lire. Lorsque je pénétrai dans l’appartement, deux voix parlait avec animation dans la chambre de mon frère, j’en conclu donc que mon frère y était en compagnie d’un de ses copains sans doutes. Je déposai mes affaires dans ma chambre avant d’aller les saluer. Je toquai à la porte, et l’inconnu m’ouvrit et me salua.

- Tu es donc Julia, ravi de faire ta connaissance.

- Ravie de même, euh…

- Jérôme, me renseigna-t-il.

- Ravie jérôme.

- Tu as passé une bonne journée, Julia ? Me demanda mon frère.

- Eprouvante, je dois bien l’avouer, lui répondis-je.

- Qu’est ce qu’il s’est passé ?

- Pleins de choses, autant bonne que mauvaise. En tout cas, c’est sur que je suis dans une école de bourges.

- A ce point ?

- Oh oui, l’amphithéâtre du lycée, on dirai une salle d’opéra, les tables sont en bois verni et les sièges recouverts de velours rouges.

- Eh bien dis donc, ton lycée fait dans la dentelle, dit Jérôme.

- En effet. Au fait, Frédéric tu n’aurais pas dans tes bouquins, « Les âmes grises » de Philippe Claudel ?

- Euh si je crois l’avoir étudié aux States, mais seulement, il sera écrit en anglais.

- Tu veux bien me le passer, je dois l’étudier en littérature et en faire une dissertation.

- Tu vas galérer, une chose et sure !

- A ce point ?

Il acquiesça, et me tendit le bouquin qu’il avait prit de son étagère. Je les saluai donc et je me rendis dans ma chambre afin de le commencer.

Le repas se fit sans mon père, retenu au bureau. On en avait l’habitude, étant donné qu’aux States c’était la même chose.

- Au fait, maintenant qu’on est seul, tu pourrais me dire les choses bonnes et mauvaises qui te sont arrivés ? Me demanda-t-il alors que je mettais une bouchée de pâtes dans ma bouche.

- Eh bien dans les choses bonnes, j’ai fais la connaissance de personnes bien sympathiques.

- Tu pourrais détailler ?

- J’ai pour voisin de table, un jeune homme qui s’appelle Mathieu Dupont, Il m’a l’air très sympa. J’ai aussi rencontré une jeune fille qui s’appelle Béatrice Dutron, la capitaine de l’équipe de Volley. Son père était le président adjoint de papa, lorsqu’il était encore à la tête du groupe, et l’a soutenu. Et aussi j’ai de nouveau rencontré, le jeune homme avait qui j’avais sympathisé dans l’avion.

- Ah le jeune homme blond, avec qui tu étais lorsque tu es sortis du terminal ?

- En effet, j’étais réellement heureuse de le revoir, mais c’est aussi étrange.

- C’est à dire ?

- Tu sais depuis qu’on est enfant, papa nous a toujours dire que les Keller, étaient des êtres abjects qui ne pense qu’a l’argent et au pouvoir ?

- Oui, je m’en rappelle, pourquoi ?

- Eh bien, je viens d’en rencontrer un de Keller ?

- Ah oui et quel rapport avec le blond de l’avion ?

- Le rapport est que c’est un Keller !

- Ce n’est pas possible !

- Moi non plus sur le coup, je n’y ai pas cru, c’était impossible, un Keller ne pouvait pas être aussi sympathique, pourtant c’est la triste vérité, et le pire c’est que j’ai envie de construire une amitié avec Kévin.

- Tu sais que si papa apprend ton intention, il risque de devenir furieux !

- Mais toi qu’est ce que tu en penses ?

J’avais besoin de son point de vue sur la situation.

- Je n’en sais rien, j’ai du mal à croire qu’un Keller ne soit pas comme papa l’a dit.

- Pourtant c’est la vérité, Kévin est quelqu’un de calme et profondément gentil, lorsqu’il a apprit mon nom, il a hésité à venir me parler mais il l’a fait, et il m’a dit qu’il était désolé de la situation ! Le défendis je.

Frédéric reposa sa fourchette et croisa les bras en réfléchissant, avant de me répondre.

- Fais comme tu le sens, si j’étais à ta place et que j’étais autant sûr de sa gentillesse, je continuerai de le fréquenter, mais j’éviterai d’en parler à papa, ou du moins j’essayerai de l’habituer à lui parler de Kévin, pour ensuite lui dire que c’est un Keller.

- un Keller ? Demanda une voix venant de l’entrée.

On se retourna tous les deux, en espérant que notre père avait entendu que la fin de la phrase. Il déposa sa veste et son attaché caisse avant de s’installer à table.

- Vous êtes muet ou quoi ? Pourquoi parliez vous de Keller ?

- Oh comme ça, dis je en me replongeant dans mon assiette.

Il me fixa quelque instant de son regard avant de se servir à manger.

- Au fait ta rentrée c’est bien passé ?

- Très bien, même si j’ai été étonné par l’environnement du lycée, j’y ai fais de bonne rencontre.

- Ah bon ?

- Oui, j’ai fais la connaissance de la fille de ton ancien président adjoint !

- Dutron ?

- Exactement, tu savais qu’il te soutenait et qu’il a d’ailleurs été viré à cause de ça ?

- Non, je ne le savais pas, tu sais ce qu’il est devenu ?

- Il semblerait qu’il est monté sa propre boite et qu’il s’en sort pas mal !

- Cela ne m’étonne pas trop de lui.

- J’ai aussi rencontré le jeune garçon avec qui j’étais dans l’avion !

- Ah le jeune homme blond ?

- Oui, j’étais très heureuse de le revoir. C’est vraiment quelqu’un de gentil, on est même dans la même classe.

- Heureux de l’apprendre.

Et la conversation se termina ainsi en ce qui concerne ma journée, il posa la même question à mon frère qu’il lui répondit. Vers 22 heures, je partis me coucher après les taches ménagères effectuées.

La semaine passa assez rapidement, Mathieu m’a présenté à son groupe d’ami, Damien et Nicolas. Damien joue dans l’équipe de football en tant qu’attaquant et Nicolas est basketteur. Eux et Mathieu se connaissent depuis l’école maternelle, et depuis sont inséparable. Des le premier regard, j’ai sentis que c’était des gens bien, ils sont marrants, passionnés et à la fois sérieux et adorable. Nicolas sort avec Béatrice et forme un couple adorable. Quant à Nicolas, ce n’est que mon point de vue, mais j’ai bien l’impression qu’il est homosexuel. Attention, je ne suis pas intolérante, je respecte les homosexuels comme les hétérosexuels, mais bon l’avenir me dira si j’ai raison ou tort en ce qui concerne Nicolas.

On est déjà vendredi après midi, encore plus que deux heures, et le week-end est à moi. Je sens une main se poser sur mon épaule. Je me retourne et je souris à Kévin qui s’assoit à la place de Mathieu qui n’est pas encore revenu de la pause déjeuner.

- Alors bientôt le week-end, non ?

- Oui en effet, et j’ai vraiment hâte. Qu’est ce que tu vas faire ce week-end ?

- Samedi, je vais sûrement allé à la librairie pour acheter, « les âmes grises », et toi ?

- Alors là, tu me poses une bonne question ! Je ne sais vraiment pas…

- Pourquoi ne viendrais-tu pas avec moi à la librairie ? Me proposa-t-il.

Je fais mime de réfléchir, alors que je sais très bien que je vais accepter et je finis par dire :

- Oui pourquoi pas, comme ça, j’achèterai le livre en version française, ça sera plus facile pour le cours !

- On se donne un point de rendez-vous ?

- Euh, je n’habite pas trop loin, des champs élysées.

- Ok, alors on se retrouve devant la boutique Channel à 14h00 ?

- Ok, pas de problème, alors à demain !

- A demain, Julia !

Et il se lève avant de retourner à sa place, alors que Mathieu vint s’asseoir et me dit :

- Je rêve où tu parlais avec « Huître fermée » ?

Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire.

- Il s’appelle Kévin, Mathieu ! Et non tu ne rêvais pas, je lui parlais bien !

- Waouh, t’as mon respect, je me demande quelle voix il a ?

Je sais qu’il blague, ça se voit sur son visage.

- T’abuses, il parle quand même, mais seulement on peut dire qu’il est sélectif envers ses relations.

- Haha, très drôle. Me dit-il un peu vexé.

- C’est toi qui as commencé, je te signale.

- C’est bon je capitule, mais dis moi tu fais quoi ce Week-end ?

- Il y a dix minutes, je t’aurais dis rien, mais maintenant j’ai rendez vous avec quelqu’un !

Ce n’était pas faux.

- Tu as un rendez vous avec « Huître fermée » ?

- Haha, je ne te le dirai pas, peut être que oui, peut être que non ! Lui dis-je en lui tirant comiquement la langue.

- En tout cas, si c’est vrai, énormément de filles vont te haïr. Il n’en a pas l’air mais il est populaire, notre petit Kévin !

- T’inquiètes, c’est juste un rendez-vous amical, on va à la librairie acheter le livre de littérature.

- Je peux m’incrusté ?

- Oui je ne pense pas qu’il y ait de problème. On a décidé de se rejoindre à la boutique Channel sur les Champs élysées.

Le professeur de Mathématiques rentre dans la classe, se qui met à notre conversation. Il me fit signe qu’il viendra et je me plonge la tête dans mon livre de mathématiques.

Samedi matin, je voulais faire la grosse matinée, il n’y avait pas à dire après une semaine de cours, c’est vraiment le bonheur de pouvoir dormir. Cependant je me levai à 10 heures à cause de mon frère qui avait décidé de faire le ménage. Alors entre l’aspirateur et la musique à 80 décibels, je capitulai rapidement et vint l’aider. Je le soupçonnai de l’avoir fait exprès, et d’ailleurs j’avais bien l’intention de lui rendre l’appareil un de ces jours. Vers midi, après le déjeuner, je me dirigeai vers la salle de bain afin de prendre une bonne douche. J’enfilai un vieux jean et mis un débardeur blanc. Je relevai ensuite mes longs cheveux bruns en une queue de cheval et je maquillai légèrement avec du fard, mes yeux marron. Vers 13h30, je sorti de l’appartement en direction des champs elysées, où je retrouva Kévin.

- Je ne t’ai pas fait trop attendre j’espère ?

- Non, je viens d’arriver, on y va ?

- Euh, j’ai oublié de t’en parler mais j’ai proposé à Mathieu de nous rejoindre, ça ne te dérange pas, au moins ? Lui dis-je assez mal à l’aise.

Il me sourie gentiment et répond :

- Non, pas du tout, alors attendons Mathieu !

- Ok !

- Au fait est ce que tes parents sont au courant, pour notre fraîche amitié ?

- Euh…j’ai évité d’en parler à mon père, du moins je lui ai dit que je t’avais revu, mais j’ai pas fais mention de ton nom, désolée.

Il éclata de rire, se qui m’étonna énormément.

- Tu as fais exactement la même chose que moi !

Décidément, on se ressemble réellement. Je le regardai attentivement et je le trouvai vraiment séduisant, il avait coiffé ses cheveux en pics et ses vêtements étaient vraiment classe, rien d’étonnant pour le fils d’un patron d’une grande multinationale. Moi à côté je faisais pâle copie, mais il ne semblait pas s’en soucier.

- Quelque chose te préoccupes ? T’as l’air inquiète ?

- Non pas du tout, désolée de t’inquiéter ! Lui dis-je en souriant.

Il acquiesça et regarda sa montre, il était 14h10, qu’est ce que Mathieu faisait, il était réellement en retard. Nous étions sur le point de nous diriger vers la librairie, lorsque nous entendions :

- Julia, Kévin, attendez moi !

On se retourna et on le vit arriver le visage trempé de sueur, il avait vraiment dû courir pour arriver dans cet état.

- Je suis désolé du retard, je me suis retrouvé coincé sur le chemin. Il semblerait qu’une star est descendue au Palace, en tout cas, la rue était bombée de paparazzi et de journaliste. Je ne vous dis pas, comme j’ai dû galérer pour passer à travers.

- Mon pauvre Mathieu, tu n’as pas eu de chance.

- Ouai comme tu le dis !

- Au fait, t’as réussi à savoir qui était descendu au Palace ? Demanda Kévin.

- Waouh, tu sais parler, toi ! dit il en souriant dans ma direction avant de continuer. Oui, encore heureusement que je le sais, ils n’arrêtaient pas d’en parler, il s’agit de la fille du président de la multinationale « Abbot ». Tu dois sûrement la connaître, non ?

- Ouai, répondit Kévin.

Il semblait soucieux, c’était la première fois que je le voyais avec ce visage. Voyant que je m’inquiétais, il me sourit normalement et proposa d’y aller. Cependant ça ne me sécurisa pas, je me demandais pourquoi il était aussi soucieux. Après l’achat du livre, Mathieu nous quitta car il avait un entraînement. On se retrouva donc de nouveau tout seul. On s’installa dans un petit café où on commanda une glace, et il posa pleins de questions à mon sujet. J’étais heureuse qu’il s’intéresse à moi, et je lui répondais avec plaisir. On discuta, je ne sais combien de temps, mais assez pour que le soleil commence à décliner à l’horizon. On décida donc qu’il était temps pour nous de rentrer. Il me raccompagna jusqu’en bas de mon immeuble où on se souhaita une bonne fin de journée et une bonne fin de Week-end, alors qu’il s’éloignai, je l’interpellai et lui demandai :

- Kévin, je peux te poser une question ?

- Bien sur, je t’en prie !

- T’es sur que tu vas bien, car malgré ce que tu me dis, tes yeux ne mentent pas, tu es soucieux !

Il sourit et me regarde droit dans les yeux avant d’avouer.

- Oui, j’ai été soucieux et je suis désolé de t’inquiéter. Mais ne t’inquiètes pas, ce n’est rien de grave, j’espère juste que mes appréhensions ne seront pas justifiés.

- Je l’espère ! En tout cas, Lundi, reviens moi normalement, ok ?

- J’essayerai.

Je lui sourit et le salut avant de rentrer dans l’immeuble. Lorsque je pénètre dans l’appartement, je ne peux m’empêcher de sourire. Je crois que je suis en train de tomber amoureuse, pourtant je sais que je ne devrais pas.

- Une chose est sure, tu as passé une bonne journée, me dit une voix.

Je sors enfin de mes pensés, et je vois mon père, le journal dans les mains qui me regarde.

- Bonjour papa, tu es rentré tôt aujourd’hui !

- J’avais envie de profiter de ma fille, mais bon je n’ai pas l’impression que ce sentiment soit partagé !

Voyant mon visage triste, il sourit et avoue qu’il plaisante avant de me demander comment s’est passé ma journée.

- Très bien !

Après les questions habituelles, je me rends dans ma chambre où je m’allonge sur le lit. Malgré ses paroles, je suis inquiète pour Kévin. Et en même temps, je suis vraiment heureuse, qu’il ait tant posé de question à mon sujet, avoir ri à mes plaisanteries, tellement que mon cœur en bat la chamade.

Le lendemain, Kévin n’est pas venu en cours, ce qui m’inquiéta énormément. Finalement sa préoccupation s’était réalisée ? J’avais envie de le savoir, mais à la fois, je savais que ça ne me regardait pas. Mathieu essaya de me rassurer en me disant qu’il était malade et que je ne devais pas m’inquiéter, mais ce fut plus fort que moi, après le déjeuner, je pris mon téléphone et je l’ai appelé. Au bout de la troisième sonnerie, une voix féminine me répondit :

- Allô ?

- Euh…excusez moi de vous déranger mais je suis bien sur le téléphone de Kévin Keller ?

- Ah, alors c’est toi la traînée avec qui il était samedi ! Me dit-elle froidement.

Pendant quelques secondes, mon cœur cessa de battre, je ne savais quoi répondre à cette insulte, jusqu’à que j’entendis une voix qui hurlait sur la personne qui était au bout du fil.

- Non, mais tu te prends pour qui, rends moi mon téléphone, et d’abord qui c’est que tu étais en train d’insulter, sale garce.

C’était impossible que se soit Kévin qui parle. La fille refusa de lui rendre son téléphone en lui hurlant que c’était elle sa fiancée et qu’il n’avait pas à voir ailleurs.

- Arrêtes tes bêtises, c’est nos parents qui ont décidés de cela ! Je ne t’épouserais jamais, je préfère encore renoncer à la fortune de mon père.

- Salop, hurla-t-elle en lui lança le téléphone avant de s’enfuir de l’endroit où ils étaient.

Je l’entendis souffler et murmurer :

- Je suis désolé de t’avoir fait entendre ça, Julia.

Je ne savais quoi répondre, j’étais encore sous le choc de la nouvelle, alors Kévin était fiancé !

- Je suis désolé, de ce qu’a dit Kelly, tu es loin d’être une traînée, elle s’est imaginée des films…

Voyant que je ne disais mot, il se tu à son tour. On resta ainsi quelques minutes, jusqu'à que je me rende compte que je n’avais rien dit.

- C’est moi qui suis désolé, à cause de moi, tu as eu une scène de ménage avec ta fiancée,…je ne voulais pas, dis je au bord des larmes.

- S’il te plait, ne te sens pas désolé, cette scène aurait eu lieu de toute façon, Kelly m’insupporte. Elle croit que tout le monde est à son service. Julia, je suis désolé de t’avoir inquiété, c’est bien la dernière chose dont j’avais envie. Ne prends surtout pas au sérieux ce qu’elle t’a dit, tu es une fille géniale.

- Merci, murmurai-je à ce joli compliment.

- Julia, puis-je te voir ce soir à la fin des cours ? J’ai besoin d’une amie, et tu es la seule que j’ai avec qui je peux parler sans rien craindre.

- Bien sûr, je serai heureuse d’entendre ce que tu as besoin de dire !

- Je serai devant ton immeuble, à 18h00 alors !

- Ok !

Et il raccrocha. Je me demandai ce qu’il pouvait bien vouloir me dire. Aujourd’hui j’avais vu du moins entendu, une facette du jeune homme que je ne connaissais pas. Sa vie n’avait pas l’air toute rose, et j’avais bien l’intention d’être un rayon de soleil dans la sienne afin de lui rendre le sourire.

Vers 18h00, je descendis au rez-de-chaussée de mon immeuble où je l’entendais. Lorsqu’il arriva, j’accouru vers lui et lui demanda paniqué :

- Tu vas bien ? Qui t’as fais ça ?

Il avait un œil au beurre noir à l’œil gauche.

- Maintenant tu comprends pourquoi je ne suis pas allé au lycée, répondit-il seulement.

J’avais les larmes aux yeux, cet œil ne me rassurait pas du tout, les questions que je me posais me bouleversaient totalement. Il me prit la main et me conduit dans le parc qui se trouvait en bas de mon immeuble. Lorsqu’il trouva un banc libre, il me fit asseoir et s’assit à son tort.

- Julia, il faut que tu me promettes, de ne rien dire à personne, dit-il en me regarda sérieusement.

- Je te le promets, dis je simplement.

Il souffla soulagé et commençant son monologue.

- En fait, depuis cet été, je suis fiancé avec la fille que tu as eue au téléphone. J’ai toujours été contre cette alliance et par respect pour la décision de mon père, j’ai passé Août avec elle dans sa maison d’été à Los Angeles. La bas, j’ai réellement découvert qu’elle et moi n’étions pas compatibles. Seulement je crois que j’ai été trop gentleman avec elle, car depuis elle est amoureuse de moi. Elle m’a dit que j’étais le seul à l’avoir traitée avec respect, et qu’elle était décidée et que ça serait moi, pas un autre. Seulement moi, je n’en veux pas, elle est si possessive, si désagréable et surtout violente. T’imagines une fois, elle a giflé une de ses servantes seulement parce qu’elle avait oublié un grain de poussière sur une étagère. Mais le pire c’est qu’elle a levé la main sur moi samedi.

- Quoi ? Hurlai-je, Ne me dis pas que c’est elle qui t’a fait ce cocard ?

- Non ! En fait après qu’elle m’ait giflé, je lui ai dit que je ne comptais pas l’épouser et qu’elle pouvait repartir aux States. Seulement elle est allée se plaindre à mon père qui lui s’est chargé de me faire changer d’avis, dit il en montrant son cocard.

- Donc c’est ton père qui t’as fais ça ? Demandai-je en touchant du bout des doigts son cocard.

- Eh oui malheureusement, ton père n’a pas vraiment tort, mon père est une pourriture, c’est d’ailleurs pour ça que ma mère à divorçais de lui ! Désolé, je sais que je ne devrais pas dire ça de mon père, mais je ne peux pas me contrôler, j’ai besoin d’un coupable pour me sentir mieux.

- Tout le monde est comme ça, Kévin, lui dis-je avec un sourire amical.

- Je peux t’avouer quelque chose ?

- Bien sur, je t’en prie.

- On se connaît que depuis une semaine, pourtant j’ai l’impression que je te connais depuis toujours, c’est bizarre, non ?

- Je ne serai te le dire, car moi même, j’ai cette impression ! Mais bon peut être que c’est nous qui sommes bizarre !

- Alors je suis heureux d’être bizarre avec toi. Murmure-t-il tendrement.

J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure, et je me sens mal à l’aise. C’est horrible, il me plait tellement, que j’ai envie de l’embrasser. Je dois dire quelque chose mais quoi ? C’est dur de trouver ses mots. Mon regard se lève vers lui et je souris simplement.

- Merci de m’avoir écouté, tu ne peux pas imaginer à quel point ça m’a fait du bien !

- Je t’en prie, si jamais tu as encore envie de parler à quelqu’un comptes sur moi !

Il prend ma main dans la sienne et la porte à ses lèvres en murmurant :

- Merci énormément.

Je sens mes yeux qui me piquent tellement mon cœur me fait mal à force de battre si violement, il plonge ses yeux dans les miens et ne les quittent pas pendant quelques minutes. Afin de ne pas me trahir, je maintiens son regard, il a toujours ma main dans la sienne. Lorsqu’il rompt enfin le contact de nos regards, ils se lèvent et m’aide à me lever.

- Bon, j’y vais maintenant, merci encore, Julia.

- Je t’en prie, à bientôt, dis je avec le souffle court.

Mon cœur a du mal à s’en remettre, j’ose même plus le regarder en face. Il me salut enfin et avant que je ne puisse réagir, il m’embrasse sur la joue avant de me murmurer à l’oreille.

- Je t’adore !

Il se détourne de moi, et se dirige vers la sortie, et je murmure :

- Moi aussi je t’adore.

Je reste là, quelque instant, la main sur ma joue tentant de garder la chaleur de ses lèvres sur ma peau. De garder ce contact qui n’a pas duré assez longtemps pour moi. Finalement, je rentre chez moi, et je m’écroule contre la porte. Il y a seulement mon frère, mon père est toujours au bureau.

- Frédéric c’est horrible, je suis amoureuse de lui.

- FIN -

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