I Should hate you but i love you - Chapitre 2

Pseudo : Mary

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Chapitre 2 :

Lorsque j'ai entendu son nom, j'ai eu l'impression que le monde s'arrêtait de tourner;c'est impossible dites moi que c'est faux. Mon regard reste fixé sur lui, alors qu'il se dirige vers l'estrade en évitant mon regard. Je ne sais plus trop quoi pensé, comment est ce possible que le fils du pire ennemi de mon père, soit aussi adorable et gentil. Je sens mes yeux qui me piquent, mais je sers fortement mes poings pour ne pas pleurer. La vie est si injuste.

Il est désormais sur l'estrade, mais comme je me l'attendais, il se met à côté d'une autre fille et celle ci commence déjà à lui faire du charme. Je n'ose même pas le regarder, alors je fixe la salle mais j'écoutes de l'autre. J'ai vraiment hâte que cette journée se termine, alors qu'elle vient à peine de commencer. Lorsque que les derniers élèves furent appelés, notre classe se dirigea vers la salle de cours qui nous était assigné. Dans celle ci, ils nous répartissent nos places par ordre alphabétique. Que dieu soit béni, je ne suis pas à côté de lui, mais d'un jeune homme qui semble assez sympathique.

- Salut, moi c'est Mathieu, heureux de faire ta connaissance.

- De même, lui répondis-je avant de sursauter lorsque j'attends le nom de Kévin.

Mathieu me regarde intrigué et se tourne vers le dénommé Keller avant de me demander.

- Tu connais Kévin ?

- euh oui;je l'ai rencontré par hasard.

- Il faut que tu saches, qu'il est aussi ouvert qu'une huître, alors si jamais t'as des vues sur lui, je te conseille de laisser tomber.

Il est aussi ouvert qu'une huître ? Est-il sûr que nous parlions de la même personne ?

- Ne t'inquiètes pas, je risque pas d'avoir des vus sur lui, dis je amèrement en me retournant vers le tableau.

La matinée passe assez rapidement, ils nous ont déjà remis nos emplois du temps respectifs, et les fournitures à effectuer. Midi arrive assez vite, et je me retrouve seule, Mathieu est retourné auprès de ses potes, et j'attends devant la file de la cantine lorsque j'attends Kévin me dire d'une voix peu assuré.

- Tu manges seule ?

Je suis un peu heureuse qu'il vienne me parler, et pourtant je n'arrive pas à m'enlever de la tête que c'est le fils de l'homme qui a failli pourrir la vie de mon père.

- Oui, malheureusement, je n'ai pas encore eu l'occasion de parler aux gens de la classe.

D'ailleurs en avais-je vraiment envie, si Mathieu ne m'avait pas parlé, je ne lui aurai sans doute pas adressé la parole de la matinée. C'était mon caractère, j'avais pas vraiment envie d'avoir de nouveaux amis, qui d'ailleurs ne seraient peut être pas des vrais, au sens où je l'entends. Cependant il reçoit ma réponse avec un doux sourire, qui malgré que je ne lui faisais pas face me fit fondre.

- J'ai appris que tu étais aussi ouvert qu'une huître, lui dis-je en me retournant vers lui qui ne put s'empêcher de rire. Face aux regards des élèves du lycée qui voyait peut être pour la première fois le jeune homme rire de bon cœur à mon avis, il s'arrêta net et me regarda droit dans les yeux.

- Je ne suis pas aussi fermé, que les gens le croient, je n'ai seulement pas envie d'être entouré de faux amis.

A ce moment là, je l'ai réellement haït. Il pensait exactement la même chose que moi et je pense que j'ai eu du mal à le cacher car il eut un mouvement de recul. Il hésita d'ailleurs à revenir vers moi, peut être voyait il le fait dans mes yeux, la colère que j'avais contre lui. En tout cas, il se comporta comme un gentleman et me proposa de manger avec lui jusqu'à que je trouve quelqu'un avec qui déjeuner. Le repas fut silencieux, et d'ailleurs nos regards se fuyaient comme la peste. On entendait les gens qui médisaient à notre égard et d'ailleurs un me fit rater un battement de cœur.

- Non, mais je rêve, regardes avec qui Kévin déjeune.

- Qui ? Lui demanda son amie.

- Julia Carlson ? Tu ne t'en souviens pas ?

- Je devrais ?

- Sérieusement ne serais-tu pas inculte ou quoi ? Le groupe « Carlson » qui appartient désormais au groupe « Keller ».

- Ah si maintenant que tu m'en parles ? C'est la fille du président ?

- Oui j'en suis presque sure. Ils avaient du vendre leur boite, à cause d'une accusation d'argent sale, orchestrait par le président lui même.

- Oh mon dieu !

Je sentis les larmes me piquaient les yeux, mon cœur me faisait mal, alors même ici dans ce lycée, quelqu'un connaissait l'histoire de ma famille. Je n'avais plus faim, ni d'ailleurs envie de voir la tête de Kévin. Je pris mon plateau sans un mot que je déposai à l'endroit convenu et je sortis de la cafétéria en larmes. Je me trouvai un endroit au fond de la cour sous le pied d'un chêne où je laissai couler encore plus ma peine. Quelques minutes plus tard, je sentis une personne approchait ce qui me força à lever les yeux vers celle ci. C'était de nouveau Kévin, il tenait dans ses mains, un gobelet de café qu'il me tendit.

- J'ai pensé que ça te ferais du bien, un verre de café, me dit-il dans un murmure. Je pris le gobelet dans mes mains et je le remerciai.

- Kévin, je ne veux pas me paraître désagréable mais;

- Mais je suis la dernière personne, que tu as envie de voir, je comprends, continua-t-il.

Je sentis mes larmes revenir, comment pouvais-je être aussi désagréable avec lui, il ne faisait pas figure du passé, et continuait à me parler. Je voulais lui dire que j'étais désolée mais aucun mot ne sortait de ma bouche, alors sans un mot il se détourna de moi et se dirigea vers le lycée. Je me sentais réellement triste, j'étais donc la seule à me prendre la tête avec cette histoire ? Oui sinon il ne serait jamais venu me parler devant la cantine et ne serait pas venu m'apporter ce café.

J'avais trop honte de moi, pourtant au fond de moi, je ne pouvais m'empêcher de penser que Kévin était le fils de l'homme qui avait pourri ma vie. Je porta le gobelet à mes lèvres et je me laissa enivré par l'odeur de celui ci, qui me chassa toutes mes pensés. Après l'avoir bu, j'eus l'envie de visiter l'établissement. Je me dirigeai vers les équipements de sports lorsqu'une jeune fille me percuta.

- Oh mon dieu, je suis désolée, je ne t'avais pas vu !

- Ce n'est pas grave ! Lui dis je en souriant amicalement.

- Oh je manque de politesse, je m'appelle Béatrice Dutron et je suis la capitaine de l'équipe de Volley !

- Moi c'est Julia Carlson, ravie de faire ta connaissance, Béatrice.

- Julia Carlson, de l'ancien groupe Carlson ?

Décidément, y avait-il quelqu'un dans ce lycée qui ne connaissait pas l'histoire de ma famille.

- C'est cela ? Dis je froidement, un peu lassée.

- Alors je suis deux fois plus ravie de faire ta connaissance ! Me dit-elle avec un grand sourire, qui doubla lorsqu'elle vit ma surprise sur mon visage.

- Mon père était le président adjoint de ton père à l'époque, et d'ailleurs, il l'a toujours cru innocent.

- Sérieusement ?

- Oui, je te dis la vérité, ce qui lui a d'ailleurs valut un licenciement, lors du rachat par Keller. Pendant quelques temps, il a eut du mal à retrouver du travail, mais finalement, il a monté sa propre boite, et assure à notre famille, un niveau de vie correct.

- Je suis encore plus heureuse de faire ta connaissance, je suis persuadée que mon père sera heureux d'apprendre que son président adjoint le soutenait.

- Bon, je suis désolée Julia, mais j'ai mon entraînement et je dois y aller. J'espère qu'on se verra bientôt, me dit elle avant de courir vers le gymnase.

D'un seul coup, je me sens heureuse, peut être que j'ai mal jugé les élèves de mon nouvel établissement;en tout cas, pour l'instant j'avais rencontré que des personnes sympathiques. A la fin de la pause déjeuner, je retourne donc dans ma salle, et je vois que Kévin lit un roman. Je devrai lui demander de m'excuser, car si jamais c'était réellement son père, le coupable de la déchéance de mon père, lui Kévin n'avait vraiment rien fait.

- Euh;excuses moi, Kévin ! Dis je d'un voix peu assuré.

Il leva son regard de son bouquin et le plongea dans le mien en disant :

- Oui ?

- Je voudrais te demander pardon !

Il sourit gentiment en referma son livre qu'il posa sur la table avant de me dire :

- Tu n'as pas à me demander pardon, on sait très bien tous les deux, que nos pères se haïssent, non ?

- C'est sur que mon père, ne porte pas ton père dans son coeur, lui avouai je.

- C'est la même chose dans mon cas, avoua-t-il aussi. Cependant, je pense que ce qui se passe entre eux, ne devrai pas influençai sur nos, leurs enfants, n'es-tu pas de mon avis ?

- Tu as raison, c'est pour cela que je voulais m'excuser !

Il me sourit et me demande à haute voix :

- Julia, je suis réellement heureux de t'avoir rencontré dans l'avion, même si ton nom est Carlson. Et pour tout t'avouer ça m'a fait un gros choc lorsque j'ai appris ton nom, depuis petit, on m'a dit que les Carlson étaient de la mauvaise graine. Mais une chose est sur, j'ai envie de te connaître Julia, d'en apprendre un peu plus sur toi, et de devenir ton ami, alors accepterais-tu d'essayer ?

Je lui souris à mon tour et je lui dis :

- Je pense exactement la même chose que toi, Kévin, c'est incroyable !

Son sourire double et il me tend sa main que je serre avec plaisir. C'était une sorte de réconciliation entre deux familles qui se haïssent, d'ailleurs je ne l'avais pas remarqué mais la plupart des élèves avaient suivis notre conversation, et nombreux en était heureux, et moi aussi j'en étais heureuse.

- FIN -

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