I Should hate you but i love you - Chapitre 15

Pseudo : Mary

ish

Chapitre 15 :

Kévin ne semble pas avoir dormi, son visage est sombre et il tient dans ses mains un journal. Il pénètre dans mon appartement tandis que j'essaye de reprendre mes esprits en refermant la porte en me retournant vers Kévin.

- Que se passe-t-il et que fais-tu ici Kévin ? Dis-je totalement perdue.

Ses mains serrent un peu plus le journal en question et je l'entends murmurer.

- Tu me demandes ce qui se passe ? Hier quand je t'ai vu avec ce type, j'ai d'abord cru que c'était juste un ami ou un client, mais après ça;

Il me fait alors face et je peux enfin voir ses yeux verts me lançaient des éclairs, tandis qu'il me tend le journal que je prends dans mes mains. On m'y voit avec Andrews lorsqu'il me fait la bise, mais sur le cliché, on a plus l'impression qu'il est en train de m'embrasser. Je peux lire en gros titre « Un nouvel amour pour Julia Carlson ? Tout le monde se souvient de l'histoire d'amour qu'il y avait eu entre , le fils du grand patron de la multinationale fiancé à , et la jeune fille. Il semble désormais que la jeune fille est jetée son dévolu sur , le fils de la grande banque du même nom. Pour plus d'informations, voir p.20 ».

Je reste totalement scandalisée et n'arrivant même pas à dire quoi que ce soit. Je sens le regard de Kevin et je fini par murmurer en le regardant à mon tour.

- Mais c'est un malentendu, un très gros malentendu ! Andrew est le fils d'un bon ami à mon père. Hier, il m'a juste raccompagné ici et m'a fait la bise comme on se la fait entre ami. J'espère que tu ne crois pas ce torchon.

- Lis, la suite à la page 20. Murmure-t-il en se dirigeant vers la baie vitrée alors qu'il semble intérieurement furieux. Je sais qu'il l'est sinon il ne se comporterait pas ainsi. Kévin est du genre à se taire lorsqu'il en a sur le cœur et c'est ce qui me fait craindre le pire pour la suite de l'article. Inconsciemment, mes mains se mettent à trembler et je commence à tourner maladroitement les pages, quand j'aperçois dans une colonne. « Un nouvel amour en plus d'un mariage à l'horizon; comme vous avez pu le lire semble avoir trouvé l'amour en la personne du fils de . De plus, on peut s'attendre à un mariage, il semblerait. Propos non démenti par les deux parties pour le moment; »

- Mais;Mais je ne comprends pas, je t'assure. C'était la première fois que je rencontrais Andrew, je te le jure;

J'entends mon portable sonner et je décroche alors que Kévin est toujours calme, me tournant le dos face à la baie vitrée.

- Julia ? Me demande une voix au bout du fil.

- Andrew ? Dis-je plus fort que je ne l'aurai voulu.

Comment a-t-il eu mon numéro ? Je ne comprends vraiment plus rien à ce qui se passe.

- Julia, j'ai lu les journaux, je n'arrive pas à comprendre comment ils ont pu en arriver à ce genre de conclusion. J'ai bien l'intention de démentir tout ça ! Tu ne t'inquiètes pas, d'accord ? Et encore désolé pour tout ça !

- Merci beaucoup Andrew, je ne comprends pas non plus mais en tout cas tout ça me rend dingue.

- T'inquiète pas, je m'occupe de tout. Donc de ton côté ne t'en préoccupes pas trop. Désolé mais je dois te laisser, à bientôt.

- Très bien à bientôt et merci encore.

- De rien. Finit-il en raccrochant.

Je ne peux m'empêcher de penser que ce garçon est un ange. Je souris malgré moi alors que la situation n'a rien de sympathique. Je pose mon portable et me tourne vers Kévin qui me regarde et me demande sèchement.

- C'était la première fois que tu le rencontres et il a déjà ton numéro ?

- Il a du l'avoir par mon père, il est aussi étonné et désorienté que moi ! On ne comprend vraiment pas ce qui s'est passé !

Il doute, je le sens et ça me crève le cœur. Malgré moi une larme coule sur ma joue alors que je lui jure que tout est faux;qu'il n'a vraiment rien entre Andrews et moi, tandis que mes larmes continuent de couler. Je me retourne pour pas qu'il puisse voir encore plus mes larmes. Je sens alors ses bras m'enlaçaient et sa voix calme me murmurer tendrement mais aussi faiblement.

- Je suis désolé, mais comprend moi ! Hier je te vois aux bras d'un type toute souriante, à l'aise et le lendemain, tu es en première page des journaux avec lui comme sortant ensemble, j'ai eu des doutes mais je te crois désormais.

Sans un mot, je me retourne et vient pleurer sur son épaule. Il ne peut pas comprendre que j'ai eu peur que ce cauchemar devienne réalité. Ce cauchemar ou je le voyais me hurlait qu'il me haïssait et qu'il ne voulait plus jamais me voir. Pendant quelques secondes, j'ai vraiment cru que ce cauchemar allait devenir réalité et ça je n'aurai jamais pu le supporter.

- je t'en supplie Kévin, ne me dis jamais que tu me haïs, je t'en supplie, murmure-je en le serrant encore plus fort, je t'en prie.

Il ne comprend pas ma réaction si vive à ce qui vient de se passer, mais je sens ses mains venir dénouer mon chignon pour ensuite dégager mon front ou il dépose un baiser tandis que ses mains viennent se poser mon visage m'obligeant à lui faire face. Il me sourit tendrement comme il l'a toujours fait et je sens ses mains essuyer mes larmes en me murmurant :

- Je te promets de ne jamais le faire, d'ailleurs même si je le voulais je ne pourrais pas le faire car;

Il s'approche de mes lèvres et les capturent dans un doux baiser.

- Je ne pourrais jamais le penser, murmure-t-il avant de les capturer de nouveau.

Je sens alors ses mains m'attirer contre lui en caressant mon dos. Sans même me retenir, je déboutonne son chemisier alors que ses caresses et ses baisers se font plus passionnés. Je l'attire vers ma chambre et il me fait tomber sur mon lit ou il vient me surplomber. Il continue ses baisers et ses caresses tout en remontant ma robe. Tendrement il m'embrasse la nuque en me disant des mots doux alors que j'arrive de nouveau à me placer au dessus de lui. Où j'en profite pour embrasser tendrement son corps musclé alors que je sens ses mains dégrafer ma robe pour la faire glisser à mes pieds. Dévoilant ainsi petit à petit mon corps presque nu. Je me sens alors un peu intimidée, pour ne pas dire totalement male à l'aise au regard que va poser Kévin sur moi. Il me force à le regarder et ses yeux verts d'habitude si captivant le sont encore plus. Pour la première fois, j'y vois du désir que j'en rougis. Il m'embrasse passionnément et me fait de nouveau passer au dessous de lui.

- Tu es plus belle que je l'imaginais. Me dit-il avec des yeux tellement doux avant d'embrasser de nouveau mon cou de baisers.

En l'espace de quelques minutes, nous nous retrouvons nu l'un face l'autre, et je sens alors mon cœur tambouriner dans ma poitrine. Il m'embrasse de nouveau et nous faisons enfin pour la première fois l'amour. Ses baisers et ses caresses me brûlent la peau comme au fer. Je ne résiste pas et je me laisse aller au plaisir qu'il me donne. J'ai tellement attendu ce moment, et ne le regrette pas. J'ai l'impression que si je mourrais maintenant je n'aurai plus rien à regretter. Lorsque nos deux corps se séparent, je me blottis contre lui et je sens ses mains continuer à caresser mes bras et son souffle essoufflé caresser la peau de ma nuque. Je me sens alors tellement bien que je voudrai que le temps s'arrête. Cependant, j'entends mon portable sonnait et je me lève pour y répondre. C'est mon père.

- Julia, ma chérie tout va bien ?

- Euh;oui, papa.

Ma voix n'est pas assurée et j'ai peur qu'il ne le comprenne. Je lui ai menti au propos de Kévin et il m'appelle après avoir passé à l'acte avec lui. D'un coin de l'œil, je vois Kévin nu se diriger vers la salle de bain, et je prends conscience de ce que nous venons de faire. Je suis heureuse comme sur un petit nuage mais la voix de mon père inquiète de n'avoir aucune réponse, me fais vite retourner sur terre.

- Euh oui, papa;qu'est ce que tu disais ?

- Je disais s'il t'était possible de venir ce soir, à la soirée organisée chez les Shelford, pour que vous puisiez démentir l'annonce faites par les journaux.

- Il est nécessaire que j'y sois ? Car franchement j'aimerai me passer de la présence des médias dans ma vie.

- Je sais que ça t'énerves mais il faut qu'il y ait un démenti de la part de tous les deux.

Je sais très bien que ce genre de chose se fait mais devoir me justifier devant des millions de gens me rend complètement dingue;je n'ai rien à me reprocher;je soupire et je fini par lui dire que je serai donc présente. Après quelques questions, nous raccrochons et j'essaye de me préparer mentalement à la soirée que je vais passer. Je sens alors deux mains agripper tendrement mes hanches nues et je réalise enfin que je suis nue pour la première fois dans mon appartement. Je me retourne vers Kévin qui vient de prendre sa douche, ses cheveux sont mouillés et il ne porte qu'une serviette, ce qui le rend totalement irrésistible. Il s'approche de moi en m'embrassant et me demande qui c'était. Lorsque je lui dis que c'était mon père, il a un mouvement de recul qui me fait échapper, un petit rire amusé. Depuis toujours lorsqu'il entend parler de mon père, il a tendance à paniquer. Pour m'empêcher de me moquer encore plus de lui, il capture mes lèvres dans un baiser terriblement tentant. Je me sens tellement légère lorsque je suis avec lui. Etre seule au monde que j'ai l'impression que le monde est beau et que la vie est rose. Ses mains caressent ma poitrine et nous nous laissons aller de nouveau au plaisir en se dirigeant de nouveau dans ma chambre.

Vers midi, lorsque nous avons tous les deux pris ou repris notre douche, on déjeune ensemble. On se comporte comme un couple tout à fait normal, n'ayant rien à se reprocher, rien à cacher, tout le contraire de ce que nous avons l'occasion de faire lorsqu'on se voit. Ça peut sembler idiot, mais j'aimerai tellement que tout puisse se passer comme en ce moment même. J'aimerai tellement pouvoir afficher au monde que l'amour de ma vie est Kévin et que je le veux uniquement pour moi. Cependant notre moment de tranquillité est bouleversé par un appel, il me quitte donc en m'embrassant. Je me sens alors d'un seul coup abandonnée, c'est stupide mais j'ai comme l'impression que le rêve est terminé, que je me réveille dans la réalité. Moi et Kévin sommes censés n'être qu'ami et nous le sommes aux yeux des autres, famille comme amis, et je devrais en être heureuse, car il y a encore six mois je n'avais pas la possibilité de le voir, ni autre. Pourtant je n'en suis plus satisfaite.

La journée passe relativement vite, perdue dans mes pensées en lisant mes livres de références, je ne vois pas le temps passer. Vers 18h, je commence à me préparer et lorsque j'entends sonner, je suis étonnée de voir Andrew. Il me sourit mal à l'aise surement à cause de la situation et je le laisse entrer.

- Encore désolée pour tout ça, ma chère Julia.

Sa voix est vraiment douce et faible que je souris malgré moi et lui dis d'une voix enjouée:

- C'est fou comme les gens sont bêtes, ils arrivent même plus à différencier une bise, d'un baiser, alala ! Donc c'est à nous de leur montrer. En plus tu n'es pas responsable de ça donc ne me fais pas cette tête là et allons leur montrer de quel bois on se chauffe.

Il rigole à ma remarque et je vois un sourire apparaitre sur son visage tandis que j'attrape mon manteau avant de quitter l'appartement. Sur le chemin, il me fait part de sa journée de fou, organiser une fête et une conférence de presse en une journée, n'est pas vraiment évidente, ainsi que de la réaction de chacun de ses parents. J'apprends donc que sa mère était enchantée d'apprendre que son fils allait se casser, ce qui me fait rire en voyant son visage totalement démoralisé.

- Que veux-tu, elle commence à vieillir et attends patiemment que je lui annonce mes fiançailles, alala, je te jure. Donc ne t'étonnes pas si elle te saute dessus.

- N'empêches ta petite amie, n'as pas du apprécier la situation, non ?

Il me regarde et se met à rire.

- Tu sais je ne suis pas un ange, niveau petite amie;je suis même qualifié par elles comme un beau salop. Je suis le célibataire, le plus riche et le plus recherché pour ses femmes si on peut les appeler ainsi.

Je suis à la fois choquée et étonnée de voir qu'il n'est pas tel que je semblais l'avoir imaginé. Voyant mon regard choqué, il ajoute :

- Désolée si j'ai cassé l'image que tu avais de moi, Julia. Mais franchement, je ne crois pas en l'amour, pour moi ce sont des sornettes. Au début pourtant j'y croyais, je suis tombé amoureux mais à chaque fois j'ai découvert qu'elles n'en avaient que pour mon argent donc maintenant j'ai laissé tombé et je laisse les paparazzis affichaient mes dernières conquêtes. Mais cette fois ci, je suis désolé que tu doives en payer le prix surtout que je n'ai aucune intention de te draguer. T'es plus le style de femme avec qui je peux tisser une amitié.

Voici donc la vraie raison de tout ça ? Je n'aurai jamais imaginé qu'il puisse être ce type de garçon mais bon après tout il fait ce qu'il veut. Je lui souris gentiment et ajoute :

- T'inquiète pas, je ne suis pas du genre à juger les gens. Et j'espère qu'on sera ami malgré la situation dans laquelle nous sommes.

Il me sourit à son tour, heureux de ma réponse, et nous arrivons enfin à sa résidence, si on peut l'appeler ainsi. Il s'agit d'une bâtisse sur deux étages faite de pierres blanches, l'allée amenant vers la grande porte en bois est parsemée d'arbustes qui donnent accès sur une grande fontaine ou deux anges portant des vases en font sortir de l'eau qui se verse sur les deux étages que composent la fontaine. Il y a énormément de voiture dans le jardin et je constate que c'est la première fois que je vais à une soirée entre grands noms et journalistes, en gros une soirée de convenance. Je commence à m'inquiéter de ce qu'il va se passer. Andrew essaye de me rassurer lorsque nous nous avançons vers la porte d'entrée après avoir laisser les clés à un chauffeur. Il m'explique comment va se passer la soirée et lorsque j'entre dans la résidence, je suis heureuse de retrouver mon frère qui vient immédiatement à ma hauteur. On s'enlace et il me demande comment je vais. En regardant furtivement dans la salle, je vois qu'il y a énormément de monde, et ça me préoccupe encore plus. Andrew est parti rejoindre son père et de mon côté, je reste totalement accroché au bras de mon frère, paniquée de ce qu'il va arriver. Tous les regards des gens sont sur moi et lorsque j'entends le micro annonçant que le communiqué va commencer, je suis totalement effrayée. Andrew accompagné de son père arrive à ma hauteur et me demande de les suivre. Je suis tremblante comme une feuille face au poids des regards de ses personnes que je ne connais même pas. Andrew me prend gentiment la main et la serre comme pour me donner du courage. De toute ma vie, je n'avais jamais eu autant envie d'arriver à mon but qui était tout de même encore plus terrifiant que ce que je venais de vivre. Arrivée devant l'estrade, je me retourne vers la salle ou tout le monde commence à prendre sa place. Les journalistes commencent à ouvrir leur ordinateur portable, et les photographes à prendre leur appareil. Je ferme les yeux et essaye de reprendre du courage mais rien n'y fais, j'entends mon cœur tambouriner dans ma poitrine alors qu'Andrew me dit qu'il est temps d'y aller. Sur l'estrade prévue à cet effet, une table est prévue pour nous deux. Il m'aide à m'asseoir et s'assit à son tour. Andrew en bon banquier et homme d'affaire semble totalement maitre de lui que j'ai pitié de moi qui suis là totalement paniquée. La salle est devenue totalement calme depuis que nous sommes entrés sur l'estrade. Ce silence est tellement lourd que j'aimerai être ailleurs, loin d'ici et de cette situation. Alors que j'ai l'impression que le silence dure depuis plus de 10 ans, Andrew commence à parler :

- Bonjour, mesdames, messieurs, si nous sommes tous présent ici ainsi que Julia et moi-même, n'est pas parce que nous en avons envie. Ce matin même, j'ai eu la désagréable découverte que Julia et moi-même étions fiancés. Chose, qui est totalement déplacée étant donné que nous ne nous sommes rencontrés qu'hier soir pour la première fois. C'est pour donc démentir cette information que nous vous avons fais venir ici. Julia et moi-même, nous ne sommes pas fiancés et je doute que nous le soyons un jour. Je vous demande donc de publier cette annonce que je viens de faire. Cependant si vous avez quelques questions à poser, je vous en prie.

- Pourtant, ce mariage serait avantageux pour l'entreprise du père de Mlle Carlson, nous sommes au courant que vos deux entreprises ont des problèmes financiers. Ce serait donc tout à fait avantageux pour vous deux familles, vous ne trouvez pas ? Demande alors une journaliste.

Comment ça ? C'est quoi cette histoire, mon père ne m'a rien dit. Je me retourne donc vivement vers Andrew qui répond déjà à la question.

- En effet, nous deux entreprises traversent une période difficile mais rien de bien fâcheux, pour que nous venions à nous soutenir mutuellement par un mariage sans amour. Toute entreprise doit être capable de se relever sans en avoir à venir à de telles décisions qui infectent l'avenir de leurs enfants.

- Vous voulez dire que la famille Keller et Abbot ont pris une mauvaise décision en fiançant leur deux enfants pour rassurer leurs associés et leurs clients ? Demande alors un autre journaliste.

- Je ne dis rien, peut être que cette décision semblait la plus convenir à leurs problèmes, cependant je pense que nous n'aurons pas recours à ce genre de décision.

- En parlant de la famille Keller, Mlle Carlson vous semblez revoir depuis quelques temps le jeune fils de leur famille, non ? Demande alors une autre journaliste alors que tous les regards se posent sur moi.

- Oui en effet, nous sommes dans la même université et fréquentons les mêmes personnes. Dis-je d'une voix peu assurée.

Ce n'est pas vrai ? Je suis persuadée qu'ils vont tenter de me sonder désormais pour découvrir un scoop sur moi et lui. Je dois surtout garder mon calme. De son côté je vois Andrew commencer à paniqué lorsqu'il remarque que la presse se déchaine sur moi, d'un seul coup pleins de questions fussent de tous les côtés. Comment je me sens lorsque je le vois seule en tête à tête ? Ce que je pense de sa relation avec Kelly ? Si je l'aime toujours ? Et bien d'autre encore. Je reste totalement muette face à ces questions totalement personnelles lorsque j'aperçois du coin de l'œil, quelqu'un montrer sur scène plongeant la salle dans un silence total. Lorsque mon regard se lève vers la personne, je vois que c'est Kévin. Qu'est ce qu'il fout là ? C'est alors que je vois qu'une porte de la grande salle est ouverte et que de nombreuses personnalités du monde des affaires sont là, en robe de soirée et costume tenant dans leurs mains, une coupe de champagne. Tous sont silencieux et nous sommes là tous les trois, Andrew, Kévin et moi, le centre de l'intérêt général. Je sais qu'il est furieux mais il tente de se maitriser et il finit par dire.

- Désolé pour ceux qui ont vu plus qu'une amitié entre nous deux, mais Julia et moi malgré notre passé, sommes amis donc je vous prierez de cesser ce genre de sous entendus.

- Pourtant vous venez sauver Mlle Carlson, comme un preux chevalier allant à la rescousse de sa dulcinée.

- C'est totalement faux, hurle-je furax.

Comment Kévin peux se montrer aussi idiot, c'est justement ce qu'ils recherchaient. Ils voulaient avoir quelque chose à écrire sur nos deux familles ennemies et là nous sommes leur en donnons l'occasion.

- Pour être franche, Kévin ne représente seulement qu'un ami pour moi. Je ne le regarde plus comme je pouvais le regarder à l'époque. C'est un jeune homme qui va bientôt se marier à Kelly, une bonne amie. De plus de mon côté, je suis amoureuse de quelqu'un d'autre.

- Serez-vous assez courageuse pour nous le dire;enfin que nous puissions un peu vous croire, car j'en doute réellement ?

Le journaliste me regarde droit dans les yeux avec un air de défi;et malgré la confiance que je tente de montrer, en réalité je ne sais vraiment pas comment je vais m'en sortir. Un coup d'œil furtif vers Andrew qui ne trouve aucun moyen d'arrêter tout ça, je ferme les yeux et les rouvre en disant :

- Andrew !

Je sens alors le regard de Kévin se retourner vivement vers moi ainsi que celui d'Andrew. C'est vrai que ça a l'air dingue mais il faut que ça marche. En ce qui concerne les journalistes, chacun commence à taper sur leurs ordinateurs tandis que les photographes prennent des photos;c'est alors toute une foulée de flashs qui nous arrivent en pleine tête.

- Désolée Andrew mais c'est la vérité. Même si ça ne fais qu'un jour que je t'ai rencontré, je suis tombée amoureuse de toi. Qui ne le serait pas ? Tu es un garçon souriant, plein de vie, amical et galant à souhait. Un parfait prince charmant. En vérité, j'étais assez heureuse en découvrant l'annonce dans le journal, cependant je connais aussi ton passé avec les femmes, et je veux apprendre à mieux te connaitre et j'espère que tu me laisseras une chance.

Andrew comprend que je joue la comédie et vient vers moi en murmurant :

- Bien sur que oui, chère Julia. Je suis très touché par ses mots mais il faut comme tu le dis apprendre à se connaitre.

Je lui souri gentiment et il prend tendrement ma main dans la sienne et se tourne vers les journalistes en leur disant :

- Et bien c'est un drôle de retournement de situation, mes amis. J'espère que vous avez bien pris note, sur ce, bonne soirée.

On quitte rapidement la scène et sans dire un mot, Kévin s'éloigne de nous. J'évite de regarder dans sa direction et j'entends Andrew me murmurer à l'oreille.

- Tu sais que j'ai bien failli te croire ?

Je ne peux m'empêcher de rire, ce qui le fait rire de même et je me sens d'un seul coup bien plus légère. J'ai réussi à surmonter cette épreuve même si je sais désormais que je vais devenir le centre de l'intention des médias. Enfin, j'ai réussi à éviter un scandale pour Kévin et moi, et c'est le plus important.

Je passe la soirée coltinée à Andrew, que je quitte un instant pour aller prendre un petit amuse-gueule. Alors que j'en prends un, j'attends quelqu'un m'interpeller.

- Tiens mlle Julia Carlson, quel plaisir de vous voir.

Je manque de faire tomber mon amuse-gueule, et je me retourne vers cette personne qui n'est d'autre que Mr Keller. Son regard est froid et perçant. Sans que je ne puisse dire mot, il ajoute.

- J'ai à vous parler, Mlle, si vous voulez bien me suivre.

Sans riposter, je le suis jusqu'à une pièce ou il ferme la porte après mon passage. Je ne sais pas ce qu'il me veut mais je sens que je vais devoir faire en sorte d'être convaincante.

- Vous avez très bien joué la comédie, Mlle, mais avec moi ça ne marche pas.

- Je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez parler, Mr. Dis-je d'une voix voulant se montrer assuré.

- Ne vous moquez pas de moi, Dit-il avec une voix glaciale, pensez vous vraiment pouvoir réussir à me berner alors que ça se voit comme le nez au milieu de la figure que vous mentez. Vous n'êtes pas amoureuse de cet Andrew, le seul qui semble être un homme à vos yeux est Kévin.

- C'est faux, hurle-je catégoriquement. Je l'ai aimé mais je ne l'aime plus.

Il me regarde et fini par éclater de rire narquoisement en disant.

- Vous ressemblez tellement à votre mère;que s'en ai même troublant. Donc je sais que vous mentez. Vous croyez quoi que je vais accepter gentiment ceci ? Le fait que surement vous vous revoyez en cachette, tous les deux ?

Son regard est glacial que j'ai l'impression de voir Kévin lorsqu'il est furieux. Se pourrait-il qu'il est découvert notre secret.

- Je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez parler Mr Keller !

- Kévin est bien plus obéissant qu'avant et j'ai pu voir que ça avait un lien avec son arrivée au USA;maintenant que je sais tout ça, il ne faut pas être idiot pour tout comprendre. Vous vous revoyez c'est sur et en plus de ça vous tentez de vous protéger l'un l'autre, croyez vous les gens à ce point crédule ?

Je ne sais pas quoi dire, et son regard est glacial et narquois, il s'approche de moi et ajoute.

- C'est pourquoi je vais vous le dire une seule fois, ne vous approchez pas de Kévin, compris ? Il va devenir le prochain patron de la société et il se mariera comme convenu à Kelly;et ce n'est pas la fille d'un salop qui va venir bousculer tous ses plans d'avenir.

- Ne serait-ce pas plutôt vos plans à vous ? Vous n'avez jamais fais attention à ses envies ! Quand il était au lycée, il voulait devenir écrivain, continué à étudier la littérature, mais vous l'avez obligé à quitter tous ses amis, à vivre avec Kelly et surtout à étudier l'économie. Alors peut être que pour vous, mon père est un salop mais pour moi il vaut mille fois mieux que vous !

Son regard est plus que glacial, alors que le mien doit être pareil. On s'affronte du regard et il me pointe de doigt en ajoutant :

- Ton père vaut mieux que moi ? Oses répéter ça ? Tu ne sais pas des choses sur ton père que je sais, ma pauvre !

- Allez-y dites le moi ! Je suis toute ouïe ! Que peut-il bien avoir fais de si horrible ? Dis-je sur un ton de défi. Son regard se fait encore plus glacial et sur un même ton me dit :

- Toi ? Toi ma pauvre Julia. Tu n'es pas le fruit d'un amour partagé;Puisque tu veux le savoir depuis le début ta mère était amoureuse de moi comme je l'étais pendant tout le temps de son mariage. Elle a trompé ton père pendant des années;bien sur ton père était au courant et supporter la situation, mais lorsqu'elle a voulu demander le divorce, il n'a pas pu le supporter et l'a battu avant de la violer !

- Non c'est faux !! Vous mentez ! Hurle-je en secouant la tête. Non c'est impossible, mon père ne serait jamais capable de ça !

- Alors pourquoi n'était-elle pas restée avec lui durant toute sa grossesse ? Ne t'es-tu jamais demandé pourquoi le sujet de ta naissance était un taboo ?

- Taisez-vous ! C'est ma faute si ma mère et morte, si je n'étais pas venue au monde alors elle serait toujours;

- En vie ! Et c'est pour ça que je ne laisserai jamais ton père en paix. Il est responsable de sa mort et jusqu'à ma mort, je ne te laisserai jamais voir ou vivre auprès de Kévin. Toi le fruit de la mort !

Sans que je puisse retenir mes larmes, celles-ci coulent sur ma joue, et j'ai du mal à trouver mon souffle. Mon cœur me fait tellement mal que je pose ma main dessus en m'agenouillant au sol. J'ai vraiment du mal à respirer et j'attends Mr Keller en train de continuer de parler.

- Si tu ne veux pas que ce genre d'info soit divulgué au monde entier, il faut mieux pour toi que tu t'éloignes de Kévin et que vous ne vous revoyiez jamais ! Est-ce bien clair ?

J'acquiesce de la tête et il sort enfin de la pièce;j'ai tellement mal au cœur et je me sens tellement vide que je n'arrive même plus à réfléchir mais j'entends de nouveau tourner en boucle les paroles de Mr Keller, et je réalise à peine ce qu'il vient de me dire. Mon père aurait violé ma mère ? Non c'est impossible dites moi que je rêve. Mes larmes coulent encore et toujours plus, que je n'entends même pas la personne qui est entrée dans la pièce. Elle s'agenouille à ma hauteur et murmure mon prénom. Je reconnais la voix d'Andrew et sans savoir pourquoi, je me blottis dans ses bras en pleurant de plus belle. Mon corps tremble et je me sens d'un seul coup totalement faible que sans rien réalisé mon esprit semble totalement vide et mes yeux se ferment dans un profond sommeil.

- FIN -

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