I Should hate you but i love you - Prologue + Chapitre 1

Pseudo : Mary

shouldimg1

Résumé :

Si j'ai choisi ce titre c'est pour une bonne et simple raison : Les parents de Julia et Kévin se haïssent ( un peu du genre à la roméo et juliette aussi XD, je m'en suis un peu inspirée, je dois avouer) mais pourtant entre les deux jeunes gens, une amitié forte va se lier, qui va petit à petit les mener vers un sentiment encore plus fort, l'amour !

 


Prologue :

« Destin ou hasard? Mais qu'est le destin à part une succession d'évènements hasardeux? » ; « On rencontre sa destinée, souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter. » ; Tant de mots vrais…Surtout le dernier, qui aurait imaginé la vie qui allait m’attendre en France ? Personne. Moi non plus d’ailleurs, mais bon c’était le destin, et moi et lui n’aurions rien pu changer à cela malheureusement.

Chapitre 1 :

Il est 23h00 lorsque je prends l’avion qui me ramène vers mon pays natal…mon pays natal que je n’ai pas vu depuis je ne sais combien d’années…peut être 4 ans voir 5, où même plus, tout ça reste assez flou dans ma tête.

Normalement n’importe qui serait heureux de retourner auprès des siens qui sont partis des States depuis un an, me laissant chez ma tante qui depuis à pris soin de moi. Oui…je devrais être heureuse de les rejoindre en France et pourtant mon cœur ne l’est pas…pourquoi vous dites vous ? Pour la bonne et simple raison, que je dois quitter tout mon groupe d’ami…oui, je sais, le téléphone existe, ainsi que les lettres, et Internet. Je sais aussi que je peux compter sur William et Sandra, mes meilleurs amis qui resteront à mon avis en contact avec moi.

Je regarde par le hublot et je ne vois qu’un ciel noir, sans étoiles. Les nuages empêchent la vue du sol, et d’ailleurs je me demande si j’apercevrais la terre ferme à une telle latitude. Je sens la personne à côté de moi bouger, c’est un jeune homme de mon âge voir peut être un peu plus. Il est blond et semble endormi depuis le début du voyage comme la plupart des passagers. Je dois être une des rares à ne pas l’être. Une hôtesse de l’air vient à ma hauteur et me propose de prendre un magazine, j’accepte avec plaisir d’en prendre un.

Je l’ouvre, et je tombe sur la page où sont mentionnés les groupes les plus riches du monde, le groupe « Keller » en première place, suivit de l’ancien groupe « Carlson » renommé lors de son rachat en 2001 par le groupe « Keller », le groupe « Keller Fils ». Le groupe « Carlson », l’entreprise de mon père, qu’il a du revendre lors d’une accusation d’argent sale par les autorités. Ce jour là, mon père a tout perdu, son entreprise, ainsi que sa dignité, et du jour au lendemain, ses dits amis lui ont tournés le dos. J’avais 13 ans à l’époque et mon frère 15, quand nos avons dû quitter la France pour partir aux States. La bas, mon père à trouvé du travail dans la boite de son beau frère, mon oncle. Il fut un des seuls à croire notre père. Et pendant 4 ans, il a réussi à faire en sorte que l’entreprise de notre oncle devienne une des plus fructueuses des Etats-Unis.

Il y a un an de cela, il est retourné en France avec mon frère. Et aujourd’hui c’était mon tour de retourner en France. Notre famille a retrouvé sa dignité, pour les autres c’est une histoire ancienne mais pour nous c’est autre chose. Nous avons été blâmé à tort, traîné même dans la boue à cause d’un plan foireux d’un autre. Mon père ne savait qui était responsable de cette affaire, mais il a de grands soupçons envers son rival de toujours le groupe « Keller ». En 2001, les deux groupes étaient en perpétuelle concurrence, et le directeur de « Keller » et mon père ne pouvaient pas se voir. Et comme par hasard quelques mois avant cette fameuse affaire, lors d’un repas d’affaire, mon père avait été menacé par celui ci, qui lui avait dit qu’un jour, il allait tout perdre et qu’il se ferait un plaisir de le voir traîner dans la boue.

Oui, je sais ça n’est pas une preuve, et d’ailleurs cette affaire en était dépourvu d’ailleurs. Affaire vite classé pour les autorités, c’était soit la vente de la boite avec la démission de mon père, soit la prison et pour les salariés un licenciement économique. Pour mon père, l’affaire fut vite conclue. Le groupe « Keller » avait donc racheté les actions de l’entreprise, pour une ridicule somme quand on connaissait le bénéfice de l’entreprise.

Depuis cette affaire, le nom des Keller est un sujet tabou dans notre famille, surtout pour mon père. Désormais, il travaille pour une boite concurrente des « Keller », en tant que Directeur d’agence à Paris. La réhabilitation de mon père n’a pas été simple, il est resté froid pour ne pas dire glacial envers ses anciens amis, il ne leur parle que s’il est nécessaire de le faire. Mon frère a eu moins de problème, étant donné que c’est un jeune homme assez beau et charmeur, peu de fille lui résiste. C’est quelqu’un de souriant, toujours une gentille parole à dire à tout le monde. Il était le président du conseil des lycéens, et fait parti du conseil des étudiants de son université. Il rêve d’ailleurs plus tard de faire de la politique, j’espère qu’il y parviendra.

Moi de mon côté, je serai en terminale L dans un établissement privé avec port de l’uniforme obligatoire, un rêve. Je serai sûrement dans un établissement rempli d’enfants gâtés qui se vanteront d’avoir telle ou telle chose comme à la maternelle, mais je m’en fous de tout cela. Je n’ai pas particulièrement envie de me lier avec eux. Pour eux je serai sûrement le nouveau jouet du lycée. Ils vont me tester afin de savoir quelle étiquette, ils doivent me mettre afin de savoir de quelle manière ils devront me traiter. Rien que d’imaginer ça, j’en ai la chair de poule, pas que j’ai peur mais cela m’horripile.

Je sens mes paupières tomber, je referme le magazine et je le pose sur mes jambes avant de me couler contre la vitre froide de l’avion. Je ferme les yeux et je fini par tomber dans un sommeil profond.

Quelques heures plus tard, les premiers rayons de soleil baignent mon visage, j’ouvre enfin les yeux avant de me les frotter, sur ma tablette, un gobelet de café y est et je me tourne vers mon voisin qui lui semble absorbé par le magazine que je lisais quelques heures auparavant. Je prends le gobelet entre mes mains et hume l’odeur du café. Depuis l'enfance, j’adore l’odeur que dégage le café, et d’ailleurs c’est la seule chose au monde qui arrive à me réveiller et à ne pas avoir la tête dans le cul. Je reste ainsi pendant quelques minutes, lorsque j’attends un rire inaudible venant de mon voisin, je tourne mon regard vers lui intriguée et nos regards se croissent. Il a de magnifiques yeux verts, couleur émeraude qui me transperce le corps, je n’en avais jamais vu d’aussi beaux. Après avoir reposé mon gobelet sur la tablette, je le regarde de nouveau et lui demande :

- Je pourrais savoir ce qui vous fait rire ?

- Excusez moi mademoiselle, je ne voulais pas vous offenser, mais je vous ai trouvé adorable avec votre gobelet de café.

- Vous essayez de me draguer ?

- Oh non, s’empressa-t-il de dire, je suis désolé que vous ayez mal interpréter mes paroles, seulement vous êtes la première personne que je rencontre, pour qui le café est une source de bonheur.

Mon regard resta ancré au sien, et je vis de la sincérité. Etait-ce donc la première fois qu’il voyait une personne se sentir heureuse devant une tasse de café.

Pendant le reste du voyage, on a discuté de tout et de rien. Il s’appelait Kévin et était parti aux States pour les vacances, chez un ami de son père. Il étudiait lui aussi la littérature et souhaitait devenir écrivain. Il habitait Paris et était comme moi en Terminale L. Sa compagnie était agréable et bizarrement je voulais que l’avion ne s’arrête pas. Malheureusement quelques minutes plus tard, l’hôtesse de l’air pria les passagers d’attacher leurs ceintures et quelques minutes plus tard, tous descendirent de l’avion. Je suis restée avec Kévin jusqu’au terminal, où nos routes se séparèrent, à regret pour moi.

- J’espère qu’on se rencontrera de nouveau, ma chère Julia.

- Je l’espère aussi, cher Kévin.

Cette simple phrase me donna chaud au cœur, lui aussi avait appréciait ma compagnie et s’était tout ce qui m’importait. Il me salua une dernière fois avant de se diriger vers la sortie de l’aéroport, moi de mon côté je me dirigeais vers ma famille. L’accueil fut chaleureux, mon père avait pris sa matinée pour moi ainsi que mon frère. Ils n’avaient pas changés, toujours les mêmes, même si on voyait sur le visage de mon père une grosse fatigue.

Lorsqu’on entra dans l’appartement que j’avais quitté il y a 5 ans, les souvenirs me remontèrent à la mémoire, et j’ai du me retenir pour ne pas verser de larmes. Je posais mes valises dans ma chambre avant de rejoindre mon père et mon frère dans le salon, où je restais jusqu’à leur départ pour le travail. Moi de mon côté, je me connectai à Internet sur l’ordinateur portable à mon frère puis ensuite sur Msn. J’ai rassuré mes amis sur mon état : j’étais bien arrivé en un seul morceau en France. William et Sarah me firent même pleurer. C’est fou comme ces deux là, me manquaient déjà. Ils étaient devenus comme des membres de la famille pour moi et je me promis que pour les prochaines vacances, ils viendraient en France, même si je devais leur payer le voyage.

J’ai du lutter contre moi même pour me déconnecter de Msn, afin de quitter mes amis pour enfin déplier mes bagages. Lorsque la corvée fut terminée, je me suis allongée sur mon vieux lit avant de partir rejoindre Morphée dans le pays des rêves.

Le lendemain, je passais la journée au lit, malgré les grognements de mon frère.

- T’es toujours la même, toujours flemmarde.

- Je ne suis pas flemmarde, mais je récupère, tu connais « décalage horaire », mon corps est déréglé.

- Ca ne date pas que de maintenant alors, se moqua-t-il.

Je pris mon oreiller et le lançait sur lui pour qu’il me foute la paix.

- Au fait n’oublies pas, c’est demain que tu reprends les cours ! Heureusement qu’on est allé acheter le nécessaire papa et moi.

- Merci, murmurais-je avant de m’endormir de nouveau.

Le lendemain matin, lorsque mon réveil sonna, j’eu la folle envie de l’envoyer dans les toilettes et de me rendormir, mais je me levais cependant. Après une tasse de café, je me suis dirigée vers la salle de bain où j’ai pris une douche avant d’enfiler l’uniforme de mon nouveau lycée. Etant donné que mon adorable frère me conduisit directement au lycée, je n’eu pas à prendre les transports en commun. Merci grand frère de m’éviter ce calvaire. Il me déposa à quelques rues du lycée, et je continuais le trajet à pied en suivant les indications qu’il m’avait donné. Lorsque j’ai pénétré dans l’enceinte du lycée, j’ai eu du mal à croire que le bâtiment que je voyais, serait celui où j’étudierai. C’était une sorte de château qui ressemblait au Louvre, et devant son entrée, une bonne trentaine de voitures s’entassaient. Lorsque je suis entrée dans l’amphithéâtre, je suis restée cloué pendant quelques minutes. C’était donc cela un lycée pour riche. L’amphithéâtre était d’une grandeur colossale, les tables étaient en bois verni et ne comportait aucune éraflure, et les bancs étaient recouverts d’un tissu de velours rouge. Après ma contemplation un peu exagérée je l’avoue du lieu, je me suis assise sur un banc du fond et je me mis à observer les élèves de mon lycée. J’avais raison, tous avaient des têtes de fils ou de filles à papa et maman. Et je dois vous avouer, que je maudissais mon père de m’y avoir inscrite, d’ailleurs qu’est ce qu’il lui passait par la tête. Aux States, j’étais dans un établissement publique et mes notes étaient largement dans la moyenne. Enfin bon, ma colère contre mon père s’arrêta net, lorsque je vis un jeune homme s’asseoir à mes côtés. Je sentis mon cœur battre de joie, c’était lui, Kévin. J’étais si heureuse de le revoir que j’ai eu du mal à me contenir.

- Bonjour, ma chère Julia, je suis enchanté de te revoir aussi tôt, me dit-t-il avec un sourire qui me fis fondre.

- Moi aussi je suis heureuse, de te revoir, cher Kevin, tu es la seule tête que je connais parmi nous chers camarades.

Son sourire doubla face à ma remarque et il ne me quitta pas des yeux. Je me sentais mal à l’aise son regard avait quelque chose de différent aujourd’hui. Il posa sa main sur mon épaule et il me rassura.

- Ne stresse pas trop, je suis persuadé que tu te ferras des amis parmi eux.

- Tu as raison, espérons que je ne sois pas rejetée.
Alors qu’il allait me répondre, une voix se fit entendre et instaura la calme dans la salle.

- Bonjour, mesdames, mademoiselles et messieurs. Je suis heureuse de vous accueillir parmi nous. Je me présente, Dominique Grandieu, et je serai votre principale pour l’année qui va s’écouler. La répartition va se faire de la façon suivante, lorsque vous entendrez votre nom, je vous prierais de venir rejoindre votre professeur principal sur l’estrade. Commençons donc…

Et de là s’ensuit tout un nombre de nom de famille et de prénom d’élève, qui se leva un par un.

- J’espère qu’on tombera dans la même classe, me murmura Kévin à l’oreille.

Je ne lui répondis rien, mais je n’en pensais pas moins. Lorsque la principale prononça mon nom, je me levai et constatai le regard pale de Kevin, il me regardait stupéfait. Je ne compris, la raison de sa pâleur que plus tard quand j’entendis :

- Kevin Keller, Terminale L, deuxième classe.

FIN

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