I'm just prisoner of my love - Chapitre 2

Pseudo : Mary

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Chapitre 2 :

Cela fait plus d'un mois depuis ce jour. Je prends de ses nouvelles de temps à autres et on dîne parfois ensemble. Ce soir après le boulot, je dois le retrouver dans la petite brasserie où nous avons l'habitude d'aller. Ma tête est cependant préoccupée par mon boulot. La femme que je remplace en ce moment dans ma boite va revenir de son congé de maternité, et il faut que je retrouve vite fait un nouveau emploi. Arrivée dans la brasserie, je le vois accompagné d'une fille. Je sais pertinemment que c'est sa nouvelle conquête pour la nuit et je me demande si finalement je ne devrai pas m'éclipser. Mais alors que je me retourne vers la sortie, il m'interpelle. J'inspire donc un bon coup pour tenter de garder mon calme et fait en sorte que mon cœur ne prenne pas totalement possession de mon corps. Je sais que depuis notre discussion, il traîne en boite et se tape chaque jour une nouvelle femme toutes les nuits. D'ailleurs quelques filles de ma boîte y sont passées. Je me retourne et lui sourit calmement en allant à sa rencontre.

- Tu ne m'avais pas vu ? Me demande-t-il alors que je dépose mon manteau sur la chaise que la jeune femme a laissé en partant.

- Si, mais comme tu semblais occupé, je me suis dis que je devais peut être te laisser en paix.

Ma voix est froide et sans émotion comme si je m'en foutais alors que c'est tout le contraire.

- C'est la première fois que je te vois en tailleur Eugénie, ça fait bizarre.

Je commande un verre de whisky au serveur qui s'approche et je réponds.

- Désolée, je viens juste de sortir du bureau. Je n'ai pas eu le temps de rentrer chez mes parents pour me changer. En ce moment je suis quelque peu débordée.

- Rien de grave, j'espère.

- Non, non, rien de bien grave. Je dois juste trouver un job étant donnée que dans quelques semaines, la femme que je remplace dans ma boîte revient de son congé de maternité.

- Si ça t'intéresse, je crois qu'il y a un CDI qui se libère dans ma boîte. Tu veux que je me renseigne ?

- Oui, je veux bien, merci Lucas.

Je lui souris et il me le rend. J'adore le voir sourire, dans ses moments là ses yeux brillant bleu océan sont terriblement magnifiques.

- D'accord, je te tiens au courant, rajoute-t-il.

Le serveur me sert mon verre et nous trinquons ensemble.

- Au fait tout va bien pour toi ? Demande-je alors que nous en sommes à notre troisième verre.

- Oui, j'arrive à garder la tête en dehors de l'eau, si c'est ce que tu demandes. Je tente d'oublier Stéphanie du mieux que je peux et toi ?

- Eh bien pour moi, c'est toujours le calme complet avec mon cœur de pierre, c'est difficile de se laisser tenter par une relation, dis-je en éclatant de rire.

Il faut savoir que l'alcool et moi ça fait deux, je n'en bois pas souvent et je deviens soule rapidement.

- T'as pas un cœur de pierre, c'est juste que tu as du mal à te lier aux autres.

- C'est exactement ça, Lucas. Tu me connais parfaitement, bravo !

Mais qu'est ce que je dis, ce n'est pas vrai ! Il doit vraiment croire que je suis cuite, maintenant. Il éclate de rire à son tour alors qu'on entame notre cinquième verre. Au bout du huitième, je ne sais vraiment plus ce que je dis et d'ailleurs lui aussi un petit peu. Il tient beaucoup mieux l'alcool que moi, faut croire.

- Tu sais que deux de tes anciennes conquêtes d'un soir, sont des collègues à moi.

Il éclate de rire à ma remarque et je rajoute.

- Tu n'imagines même pas combien j'étais étonnée lorsqu'elles ont parlées de toi. Je ne savais pas que tu étais devenu un playboy, mon cher Lucas. Faut rien cacher à tata Eugénie, tu sais.

Il cesse de sourire et boit cul sec son verre.

- C'est pas ce que tu crois Eugénie. Et puis;voila quoi;je n'ai pas envie de m'engager dans du concret pour le moment.

- Tu m'étonnes, on ne sait jamais si elles te quittaient pour leurs premiers amours.

Il repose son verre fortement sur la table et son regard se fait noir. Merde mais qu'est ce que je dis.

- Désolée je ne voulais pas dire ça, Lucas. Je suis vraiment désolée.

- Ouais, je pense que tu as assez bu pour le moment. Je te raccompagne.

Je sais que je l'ai vraiment blessé. Non, mais ce n'est pas vrai, je suis trop conne. Je me lève en prenant mes affaires et après avoir payé notre addition, il me ramène jusqu'à chez moi. Le chemin se fait dans un calme pesant alors que je me maudis encore des paroles que je viens de dire. En arrivant devant chez moi, je me retourne vers lui et lui redemande de m'excuser.

- je ne le pensais pas, je ne sais pas ce qu'il m'a prit.

- C'est bon je t'en veux pas, je prend juste conscience que peut être tu n'as pas tort.

- Tu sais, en fait, ce que je voulais te dire, c'était que tu mérites bien plus que des aventures d'un soir. T'es quelqu'un de super, alors je souhaite vraiment que tu retrouves quelqu'un.

Il sourit tendrement à mes paroles et vient m'embrasser sur la joue en me remerciant. Il me souhaite alors bonne nuit et me laisse. Je rentre après l'avoir vu disparaître au coin de la rue et je me retrouve face à ma sœur et Thomas.

- Ce n'était pas Lucas ? Me demande-t-elle suspicieuse.

- Oui, pourquoi ? Je n'ai pas le droit de traîner avec celui que tu as plaqué au mariage ?

Bordel, je ne sais vraiment pas ce que je dis. Eugénie, je pense que c'est la dernière fois que tu bois comme ça.

- Ce n'est pas ce que je veux dire, Eugénie.

- Eh bien, ne t'en préoccupe pas. Si tu as peur que je sorte avec lui;t'inquiète pas, je ne suis pas son genre. On est juste ami et vu qu'il ne se sent pas bien, je l'aide du mieux que je peux, d'accord ? Rien de plus, rien de moins.

- C'est bon, ne te prends pas la tête, Eugénie. Je te demande juste d'être prudente.

Je les dépasse sans rien rajouter et je monte dans ma chambre. Pourquoi veut-elle que je sois prudente ? Lucas ne ferait pas de mal à une mouche. Franchement j'ai bien l'impression qu'elle ne l'a jamais compris et ça me fait vraiment de la peine.

Le lendemain étant donné que je ne travaille pas, j'en profite pour me reposer le matin et l'après midi, j'en profite pour déposer quelques CV et lettre de motivation dans quelques entreprises. Généralement les secrétaires me laissent bon espoir, même si mon CV n'est composé que de CDD à répétition, mon CV est assez bien garni. Ce que j'aimerai vraiment, c'est enfin de trouver un CDI. J'en ai marre de devoir rechercher tous les six mois, un nouveau job. Alors que je sors de déposer mon dernier CV, Lucas m'appelle et m'informe qu'il y a bien une place de collaboratrice qui se libère et m'invite à passer y déposer mon CV. Arrivée là bas, je le demande et il vient me récupérer à l'accueil. Il me fait la bise et m'amène dans son bureau. L'endroit est sympathique, chacun à son bureau et l'ambiance assez sympathique. Certains collègues s'amusent à le taquiner sur ma présence et je me moque de lui alors qu'il rigole à son tour. Arrivé dans son bureau, il me laisse m'installer et je lui demande s'il peut m'imprimer un CV car j'en ai plus à ma disposition et lui en demande plus sur le job. Il m'informe alors que c'est sa collaboratrice qui part à la retraite dans quelques semaines et qu'ils recherchent toujours une remplaçante. Il m'imprime mon CV que j'avais sur ma clé USB et me laisse bon espoir.

- Ça me ferait vraiment plaisir de t'avoir comme collaboratrice, mais bon faut d'abord que le grand patron soit d'accord. En tout cas je te tiens au courant, d'accord ?

Je le remercie et il me fait la bise pour me dire au revoir lorsqu'une jeune femme rentre dans le bureau sans frapper. On reste interdit face à cette entrée et j'en profite pour m'éclipser alors que la jeune femme me lance un regard froid. Serait-ce sa nouvelle conquête ? Après tout elle est très belle, et est du même style que Stéphanie physiquement.

Deux semaines après, je suis de nouveau contacté par Lucas qui m'informe que ma candidature a été retenue et que si je suis disponible, j'ai un entretien demain à dix sept heures. J'accepte évidemment et je garde espoir après avoir eu des réponses négatives de mes autres candidatures. Je me prépare psychologiquement à cet entretien et collecte des informations sur l'entreprise, pour savoir dans quel environnement je vais. L'entretien se passe mieux que je l'espérais et je suis même engagée sur le tas. Il semble que ma facilité de m'habituer dans différents domaines ait pesé beaucoup dans la balance. Je signe bien entendu le contrat immédiatement et sort totalement heureuse d'avoir enfin trouver un emploi. Ce qui tombe bien c'est que je ne serai qu'en chômage que pour une semaine. Je me sens soulagée et en plus désormais je serai en contact avec Lucas et garder un œil discret sur lui.

Arrivée chez moi, j'annonce à mes parents la nouvelle et ils sont heureux pour moi mais ils m'annoncent une mauvaise nouvelle.

- Ma chérie, on a décidé de déménager pour la campagne !

- Comment ça ? Demande-je surprise.

- Ton père part à la retraire dans un mois et on a décidé de vendre la maison pour en acheter une en campagne. Stéphanie va partir vivre avec Thomas et nous comptions te prendre avec nous mais ce CDI semble bouleversé le plan. Que comptes-tu faire, ma chérie ?

- Je ne sais pas, il faut que j'y réfléchisse.

Je les laisse et monte à l'étage. Que vais-je faire ? Je m'assoie sur mon lit et je pense à tout ceci. Mon portable se met alors à sonner et je vois que c'est Lucas.

- Allô !

- Salut Eugénie ! Tu aurais pu passer me voir tout de même, pour m'en dire plus sur ton entretien !

- Désolée, je ne voulais pas te déranger.

Il éclate de rire et je ne peux pas m'empêcher de sourire.

- Il faut fêter ça, après tout tu es ma nouvelle collaboratrice, non ?

- D'accord !

- Bon je t'attends au même endroit que d'habitude ?

- D'accord ! J'arrive alors !

- Je t'attends !

Et il raccroche. Je suis super heureuse de pouvoir le voir aujourd'hui et ça risque d'arriver de plus en plus souvent, c'est super. Malgré la nouvelle que je viens d'apprendre, je me sens vraiment heureuse, je prends vite fait une douche et je passe rapidement un jean avec un débardeur noir et en sortant, je prend mon blazer blanc.

Arrivée à la brasserie, il me fait signe et je vais à sa rencontre.

- Félicitation, me dit-il alors qu'il me fait la bise. Maintenant nous sommes collègues.

J'éclate de rire à sa remarque et je lui retoque qu'en effet désormais il faudra qu'on devienne plus professionnel entre nous.

- Très bien madame, si vous le prenez ainsi, dit-il sur un ton sérieux et un regard hautain avant de s'éclater de rire également et je m'installe à ses côtés à la table. Après être servi, je rajoute.

- Par contre faut que je trouve rapidement un lieu ou vivre en attendant de trouver du temps pour me prendre un appart.

- Pourquoi ? Me demande-t-il suspicieux. Rien de grave avec tes parents, j'espère ?

- Non, non, je te rassure ! Rajoute-je en souriant, en fait ils ont décidés de vendre la maison est de partir s'installer en campagne.

- Ah je comprends mieux, et tu sais ou tu vas pouvoir aller en attendant ?

- Ben je pense que je vais supplier Chris comme d'habitude.

- Mais il n'habite pas à l'autre bout de la ville ?

- Si, mais bon je me vois mal aller demander à Thomas de m'héberger en attendant.

- Oui, tu m'étonnes.

Il semble d'un seul coup perdu dans ses pensées alors que je le regarde perplexe. Qu'est ce qui peut bien le tracasser ?

- Lucas ? Demande-je alors que cela fait plus d'une dizaine de minutes qu'il s'est muet dans le silence.

- Excuse-moi j'étais en train de penser à quelque chose !

Il pose son regard sur moi et ses yeux océan s'accroche au mien. Je sens mon coeur battre fortement alors qu'il rajoute.

- Pourquoi ne viendrais-tu pas vivre chez moi ?

- Hein ?

Je dois faire une drôle de tête car il explose de rire.

- Tu sais y'a une chambre de libre dans mon appartement, donc je pensais que tu pouvais y loger un certain temps, non ?

- Ça ne te dérange pas ? Enfin je veux dire...tu vois ce que je veux dire, non ?

- Oui je comprends ce que tu veux dire ! C'est pour ça que si tu acceptes, il faudra établir quelques règles, quoi ! Mais en tout cas, ça sera avec plaisir que je t'accueillerai à l'appartement, me dit-il avec un sourire amical.

Je le regarde et finalement j'accepte après tout, c'est plus près du boulot, je pourrais passer plus de temps avec lui, je pourrai veiller sur lui, manger avec lui, discuter plus avec lui...peut importe dans quel sens on tourne la situation. Faut dire, y'a pas mieux.

Finalement peut être que c'était la mauvaise décision...Depuis deux mois ont passées, et j'ai bien l'impression que si la situation ne change pas, je risque de devenir folle et m'évanouir de stress. Je me suis bien installée chez Lucas et les deux premières semaines étaient parfaites, on se voyait souvent, on mangeait ensemble, en gros on formait une sorte de petit couple sans les câlins et je dois dire que j'étais heureuse. Malgré que notre supérieure hiérarchique qui se trouve être la jeune femme que j'ai rencontré dans le bureau de Lucas, n'arrête pas de me mettre la pression et de me mettre les bâtons dans les roues, je me sentais sur un petit nuage.

Lucas avait cessé de sortir en boite et je pensais qu'il allait de mieux en mieux mais depuis quelques semaines, on a du mettre en place la condition extrême de notre cohabitation. Cette fameuse condition est qu'on peut amener n'importe qui à l'appartement à condition d'en informer l'autre par sms ou appel. Donc en gros, tu peux venir coucher à l'appartement avec qui tu veux mais pour respecter un minimum nos vies intimes, l'autre ne doit pas rentrer de la soirée.

Cela explique pourquoi à vingt et deux heures du soir, je suis encore au bureau. Je referme le dossier sur lequel j'étais en train de travailler, et prends mes affaires enfin de sortir enfin d'ici. Ça doit faire un mois que je n'ai pas foutu les pieds à l'appartement pour plus d'une heure, juste pour me changer et prendre une bonne douche. J'ai limite l'impression que Lucas souhaite que je craque pour dégager de l'appartement, pourtant au bureau, il est aussi adorable que d'habitude et limite c'est moi qui suit désagréable avec lui. Je regarde l'écran de mon portable m'apprêtant à recevoir un message qui ne vient pas. C'est bizarre normalement à cet heure là, je reçois un message de sa part. Ça doit vouloir dire que je peux enfin rentrer à l'appartement, alors. Tant mieux parce que je suis morte de fatigue, j'ai grave besoin de dormir, ça doit faire bien 4 semaines que je n'ai pas dormi plus de 3 heures. Le canapé qui se trouve dans mon bureau est loin d'être confortable et je dois avouer que l'idée de retrouver un bon petit matelas me tente bien. Je prend donc la direction de l'appartement enfin heureuse de pouvoir rester une nuit entière la bas. Mais je déchante vite fait lorsqu'en ouvrant la porte, je me retrouve face à un Lucas et une blonde platine à forte poitrine s'enlacer passionnément sur le canapé du salon. Ils s'arrêtent net à mon entrée et limite je leur en suit très reconnaissante. Mon sang ne fait qu'un tour alors que je sens le poids des heures de sommeil qui me manque venir s'ajouter à ce que je suis en train de voir. Je sens que je vais devenir folle. La fille se rhabille alors que je suis plantée là sans réaction. Je comprends pas, il devait m'envoyer un sms pour m'informer bordel, non ?

- C'est qui celle là ? Demande alors la blonde qui lui sert de partenaire sexuelle.

- Je suis juste sa colocataire, t'inquiète. Répondit-je sur le tas. Lucas, tu ne devais pas m'envoyer un sms normalement ?

Ma voix est glaciale alors que mon regard se pose sur Lucas qui semble ne pas comprendre la raison de ma venue.

- Je l'ai fait pourtant.

- Eh bien, il semblerait que je ne l'ai pas reçu.

Je sais que ma voix est plus que glaciale, rien qu'en voyant l'expression qu'il fait, je le sais mais je suis en train de craquer. Je suis trop exténuée pour supporter encore ça. Je me retourne vers la meuf et rajoute.

- Si tu veux te le faire, allez chez toi, ok ? Car t'es pas sa première, et sûrement la dernière de la semaine. Par contre, perso j'aimerai une seule fois avoir une nuit tranquille est-ce trop demandé ?

- Non, murmure-t-elle.

- J'y crois pas, on dirait limite que tu fais une scène !

Je me retourne vers Lucas et lui lance un regard glacial.

- Je te fais une scène ? Moi ? Non ! On est juste ami, enfin faut croire que depuis quelques semaines tu oublies ma présence dans cet appartement ! Tu sais depuis combien de temps, je n'ai pas eu l'occasion de dormir dans mon lit ? Un mois ! Ça fait un mois que même le week-end tu ramènes des salopes dans l'appartement pour te les faire. T'as pensé à moi pendant ce temps ? Non, tu as zappé que tu avais une colocataire et que tu pouvais aller baiser chez elles. Enfin bref si tu veux que je dégage, va-y, dis le moi carrément, j'irai chez Chris !

- Euh, je vais vous laisser entre vous. Interrompt la blondasse en sortant de l'appartement, nous laissant dans un silence pesant.

- En gros je devrais te rendre des comptes, c'est ça ?

Je suis sidérée par sa remarque. C'est pas une histoire de me rendre des comptes, je lui demande juste de me respecter, c'est trop dur ou quoi ?

- Franchement là, tu me déçois. Finis-je en m'enfermant dans ma chambre. Je sens une larme glissait sous ma joue alors que je l'écrase. Je suis à saturation et j'en arrive même à pleurer, mais merde ça ne me ressemble pas quoi ! Je tente alors de m'endormir lorsque j'entends la porte de l'appartement claquait fortement m'informant qu'il a du rejoindre sa blonde ailleurs.

- FIN -

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