I'm just prisoner of my love - Chapitre 1

Pseudo : Mary

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Chapitre 1 :

Je viens de passer une journée catastrophique pour ne pas dire cauchemardesque…vous savez ce genre de journée dont on aurait voulu, ne pas se lever…eh bien je viens d’en vivre une…pourtant cela devait être une journée magnifique.

Pourquoi une journée magnifique, me direz vous ? Eh bien pour la bonne et simple raison que c’était le mariage de ma sœur ! Alors pourquoi cette journée était catastrophique ? Attendez je vais en venir, mais d’abord laissez moi vous contez ce qui s’est passé !

Ce matin en ce jour spécial, j’aidais ma sœur à mettre sa robe de mariée et à se préparer. Elle avait choisit un joli bustier blanc avec des perles et un jupon en dentelle qui lui allait à ravir, avec ses longs cheveux noir relevés en un chignon elle était totalement magnifique. Moi j’avais revêtu une robe aux couleurs de l’été, blanche avec des motifs orange et jaune qui s’arrêtait en bas de mon genou. Mes cheveux mi-longs bruns quant à eux étaient lâchés et tombaient parfaitement sur mes épaules, et en ce qui concerne le maquillage, léger mais parfait, un peu de blush et du eye-liner, pour mettre le haut de mon visage en valeur. J’étais au point de vue de mon meilleur ami, Chris, totalement sublime mais pas tellement face à la reine de la journée, ma sœur.

On était à ce moment là, dans la pièce réservée à la mariée, et bizarrement je la trouvais anxieuse mais pas tellement face au tournant de sa vie qu’allait occasionner la journée, c’est alors que j’allais ajuster son voile, qu’elle me murmura :

- Eugénie, j’ai peur de faire une bêtise !

- Pardon ? Avait dis-je sur le coup de la surprise.

- Je ne suis pas sure de l’aimer au point de me marier avec lui, ajouta-t-elle.

Comment ça elle n’était pas sûre de l’aimer ? Alors pourquoi diable avait-elle accepté sa demande en mariage ?

- Je crois que je suis toujours amoureuse de tu sais qui ?

- De Thomas ?

Encore lui ? Pendant combien de temps j’allais encore entendre ce prénom !

Petite explication pour vous qui ne connaissez pas Thomas : Thomas est le meilleur ami de ma sœur, depuis qu’ils ont eu l’âge de parler, ils ont fais les quatre cents coups ensemble, et moi comme mes parents étions persuadés qu’ils allaient finir ensemble, seulement voila la fin fut autre. Cependant ma sœur en était amoureuse, mais ayant peur de détruire leur amitié, elle ne s’est jamais confessée…et faute de motivation de l’autre parti, ce ne s’est jamais réalisé ! Entre temps elle a commencé à sortir avec Lucas, et depuis ils vivaient le parfait amour…du moins c’est ce que je pensais avant aujourd’hui.

- Je ne te comprends décidément pas Stéphanie ! Si tu l’aimes tellement pourquoi n’as-tu jamais tenté ta chance ? Peut être qu’à ce moment tu serais dans ses bras, qui sait ?

- Tu ne comprends décidément rien Eugénie, ce n’est pas si simple ?

- D’accord je n’ai pas une grande expérience amoureuse, je te l’accorde mais j’ai beaucoup observé les autres et je peux te dire que si tu avais tenté ta chance, tu serais sûrement avec lui !

- Tu n’en sais pas plus que moi Eugénie, il est tellement froid qu’on ne peut savoir ce qu’il pense !

- J’abandonne ! Voiles-toi la face si tu le veux mais dans une heure il te faudra prendre une grave décision, soit tu épouseras Lucas ou tu décideras de rester éternellement amoureuse de Mr Thomas !

Je sais, je ne l’avais pas vraiment aidé à se décider, mais au bout de six ans avec la même rengaine on est vite à saturation…et encore je reste polie. Une chose dont j’étais sure c’est que ce que je venais de dire avait eu l’effet d’un électrochoc chez ma grande sœur. Elle s’était muée dans un silence pesant et j’avais décidé de la laisser seule pour réfléchir, elle seule pouvait décidé de son futur. Quand j’étais sorti de la pièce j’étais tombé sur ce fameux Thomas qui rendait dingue ma grande sœur. Il n’avait pas l’air d’être dans son assiette. Il s’énervait plus rapidement que d’habitude aux taquineries de leur deuxième meilleure amie Sarah qui était connu comme la casse pied gentille de service. Je ne m’étais pas arrêté à leur hauteur et je m’étais rendu dans la pièce du marié. En six ans, je m’étais liée d’amitié avec lui, on pouvait même dire qu’on était d’excellent amis et il était totalement cramé de ma sœur, si seulement il avait su ce qui se passait dans la tête de celle ci. J’aurai voulu le lui dire, mais ça venait à trahir ma sœur et ça je n’aurai jamais pu le faire.

Contrairement à ma sœur, je l’avais trouvé calmement installé dans un fauteuil en train de réfléchir. Lorsqu’il avait posé son regard sur moi, il avait souri en murmurant :

- Tiens Eugénie ! Tu n’es pas avec ta sœur ?

- Je me demandé comment tu te sentais avant de devoir faire le grand pas !

Il avait sourit encore plus et j’avais eu un petit pincement au cœur…deux ans avait suffit pour que je tombe amoureuse de lui, moi la fille connue comme ayant un cœur de pierre. Mais lui l’avait fait totalement fondre, et à son contact je devenais une personne totalement différente…Seul Chris connaissait mes sentiments envers le fiancé de ma sœur qui était devenu avec le temps un ami plus qu’un futur beau-frère.

Il était totalement calme et je discutais avec lui d’autres choses que de mariage…avec lui c’est tellement facile de refaire le monde, nous avions les mêmes principes, les même visions des choses, tellement qu’on pourrait être considéré comme des âmes sœurs. Je vous assure je ne me fais pas de film, même lui le pense me rendant encore plus triste et heureuse d’être à ses côtés…C’est tellement compliqué l’amour…

Pendant qu’il me parlait avec douceur, j’essayai de penser à la décision qu’allait prendre ma sœur…serait-elle assez bête pour rester amoureuse de Thomas ? Non pas que je n’aime pas Thomas…au contraire, on est tous les deux de la même trempe. On ne montre jamais nos émotions à nos amis et proches mais on est toujours là en cas de problème pour les soutenir. Je pense contrairement à ma sœur que je suis la seule à pouvoir réellement comprendre ses sentiments, et quand je dis qu’ils auraient pu être ensemble…je le pense réellement ! Beaucoup de choses dans l’attitude de Thomas me le fait penser. Premièrement il est toujours là pour elle, à l’aider où la protéger. Deuxièmement il n’arrive pas à sortir plus de deux semaines avec la même fille…D’ailleurs à cause de ça ma sœur le prend pour un play-boy…le pauvre. Et surtout dernier truc, il a toujours cassé la figure au garçon qui s’était foutu de la gueule de ma sœur…Si ce n’est pas une preuve de ses sentiments ça ? Bon tout ça pour dire que je reste intiment persuadée qu’il en est amoureux !

- A quoi penses-tu ? M’avait demandé Lucas.

- Euh à rien de particulier ! Excuse-moi tu disais ?

J’étais redescendu sur terre avec comme fond son doux rire qui me berça et me remplit de joie.

Lorsque je l’avais quitté, pour aller prendre ma place dans le parc où allait se célébrer le mariage, j’avais rencontré Thomas qui fumé dans son coin. Il faisait vraiment peine à voir, il fumait des grosses lattes et tremblait réellement…Décidément je me devais d’en avoir le cœur net.

- Tu as peur d’avoir raté ta chance ? Lui avais-je demandé.

- Je ne vois vraiment pas où tu veux en venir, Eugénie !

- Ah bon ? Ca ne te fait rien de voir Stéphanie devenir l’épouse d’un autre ? Avais-je rajouté en insistant sur le mot épouse.

Il s’était raidi et me regarda droit dans les yeux.

- J’en ai rien à faire qu’elle épouse Lucas, elle fait ce qu’elle veut, ce n’est pas ma propriété ! C’est seulement mon amie ! M’avait-il dit froidement.

Son regard le trahissait, ses yeux pétillaient de haine et de douleur…cela lui était-il pénible à ce point de se faire démasquer au grand jour ?

- Très bien, je me suis trompée si tu le dis, alors dis moi pourquoi tu trembles ainsi et que tu es si anxieux, ne me dit pas que tu stresses pour elle, je ne te croirai pas !

Ma phrase avait eu effet sur lui d’une douche froide, il balbutia quelques mots avant de se muet lui aussi dans un silence.

- Libre à toi de te voiler la face Thomas, mais n’oublies pas une chose, à partir d’aujourd’hui elle va devenir la femme d’un autre, et tu ne pourras plus rien faire ! Seras-tu capable de vivre avec le poids des regrets ? Lui avais-je demandé.

- Réfléchis bien à tout ça, moi je pars m’installer.

Oui je sais, j’étais en train de jouer avec le feu. D’ailleurs désormais je me sens un peu responsable de ce qui s’est passé mais les voir chacun de leur côté avec leurs sentiments inavoués, je dois avouer que ça m’insupportait totalement…Il fallait les faire réagir, mais je n’aurai jamais imaginé que le résultat de tout ce chamboulement allait se dérouler de la sorte. Pour faire simple, le mariage a été annulé et malheureusement pas au commencement, je m’explique vous avez tous assistés à un mariage, non ?

Tout d’abord le marié est à côté de l’autel avec son témoin, et il attend avec impatience la mariée qui arrive au bras de son père sur la marche nuptiale. Ensuite lorsque les deux protagonistes sont là, le prêtre commence son serment et demande aux jeunes époux de faire les vœux…déjà à ce moment là, ça à commencé à tourner au vinaigre, et le pire c’est que j’étais au premier rang…et je peux vous dire qu’à ce moment là, j’aurai voulu être au fond.

Je m’explique, lorsque le prêtre a demandé à Lucas s’il voulait prendre Stéphanie pour épouse, il a accepté en disant un grand « oui » qu’il la protégerait et tout le tralala, ensuite le prêtre s’était tourné vers Stéphanie et lui avait posé la même question mais cette question a été accueilli par un silence pesant qui a semblé durer une éternité. A ce moment là, j’ai commencé à me maudire, pensait-elle encore à ce que je lui avait dis précédemment dans la matinée ? Je l’avais regardé avec insistance et finalement elle avait murmuré « oui je le veux ». Je ne vous dit pas à quel point je me suis sentie légère…finalement elle avait pris sa décision…si seulement j’avais su que j’étais pas au bout de mes peines…

Lorsque le prêtre eut terminé son serment les laissant mettre leurs alliances. Je dois avoué que de voir celui qu’on aime passé la bague au doigt d’une autre, c’est vraiment horrible, j’avais d’ailleurs dû me mordre fortement les lèvres pour ne pas pleurer alors que la main de Chris serrait fortement ma main. Je n’avais même pas essayé de penser à ce que vivait Thomas à ce moment là.

Ce calvaire pour moi allait commencer à prendre fin lorsque le prêtre posa la question fatidique :

- Il y a-t-il dans la salle qu’un qui est contre l’union de ses deux jeunes gens, qu’il parle maintenant où qu’il se taise à tout jamais.

A ce moment là, je me souviens avoir voulu me retourner vers Thomas pour voir sa réaction mais alors que j’allais le faire, il était déjà debout et avait hurlé :

- Je suis contre cette union !

Le parc était d’un seul coup devenu silencieux, tous les regards étaient tournés vers Thomas qui tremblait comme une feuille…qu’allait-il faire ? Agir comme un idiot en lui disant qu’il l’aime où encore plus comme un idiot, et ne rien dire ? Il semblait totalement perdu se maudissant d’avoir agi de la sorte, il l’avait mérité se qui se passait…enfin c’est ce que je pensais en le regardant. Et c’est à partir de ce moment que c’est vraiment parti en vinaigre…ma sœur exaspérée s’était avancé à sa hauteur, l’avait giflé sous les regards de tout le monde et lui avait hurlé :

- Qu’est ce que ça veut dire, Thomas ? Pourquoi es-tu contre mon mariage ?

Il ne savait plus quoi dire, il l’avait regardé sans réagir et avait fini par murmurer :

- Je t’aime !

Tous les regards s’étaient posés sur Stéphanie, qui n’en croyait pas ses oreilles, je pouvais voir qu’elle avait les larmes aux yeux, ça allait vraiment mal tourner, je le savais. Je m’étais donc levé pour aller à leur hauteur lorsque Lucas m’avait agrippé, m’empêchant d’arrêter tout ça. Je l’avais regardé, il avait un regard sombre mais malgré tout il m’avait dit :

- Nous devons les laisser régler cette affaire, il est désormais temps qu’ils voient la vérité en face !

- Mais ? Lui avais-je murmuré.

Etait-il possible qu’il sache qu’entre eux, il y avait plus qu’une histoire d’amitié ? Comment pouvait-il rester là sans rien faire, voir la femme qu’il aime peut être retourner auprès de son premier amour…Je ne le quittais pas du regard et lui non plus, on se parlait sans rien dire, il me faisait comprendre que c’était quelque chose d’important, que tout le monde devait en avoir le cœur net même si ça devait finir mal. Il n’avait pas tort mais je ne voulais pas qu’il souffre, qu’il soit malheureux à cause de moi. Je m’en voulais de leur avoir mis la vérité en pleine face, et j’avais cru que le monde allait s’écrouler lorsque j’entendis en larmes ma sœur dire à Lucas :

- Je suis désolé Lucas mais…mais je ne peux pas aller contre mes véritables sentiments.

A ce moment là malgré moi mes larmes s’étaient mises à couler sans raison particulière et Lucas s’était comporté normalement, il s’était dirigé vers ma sœur et lui avait murmuré qu’il ne lui en voulait pas, qu’il en avait toujours eu conscience avant de tapoter l’épaule de Thomas en lui demandant de prendre bien soin d’elle.

Alors qu’il était parti suivi de sa famille qui lui demandait des explications auxquels il ne répondait pas… Je me sentais vraiment mal, il souffrait par ma faute et je me maudissais d’être la responsable. Le mariage s’est donc fini ainsi, ma sœur et Thomas se sont éloignés des autres pour discuter et moi je suis rentré.

Quand je vous dis qu’il y a des journées où la vie est vache ce n’est pas pour rien, de mon côté, j’essaye d’avoir des nouvelles de Lucas mais il ne semble pas répondre…je me sens tellement responsable de ce qui arrive…mais d’un côté je ne peux pas m’empêcher de penser que ce qui est arrivé est bien…suis-je si insensible ?

Depuis ce fameux jour, deux semaines se sont déroulées, Lucas filtre mes appels et je ne le croise pas non plus ailleurs comme s’il n’avait jamais existé…Stéphanie n’en parle plus, elle sort avec Thomas, et elle est très heureuse. D’un côté je le suis aussi pour elle, mais je ne peux m’empêcher de penser à ce qui vit Lucas…je dois absolument le voir, c’est d’ailleurs pour ça que je me trouve devant son immeuble.

Mon cœur bat à tout rompre, j’ose même plus respirer tellement j’ai peur…peur de quoi me direz vous ? Eh bien de ce qui va se passer, j’ai vraiment peur qu’il me demande de partir, de ne plus jamais revenir devant lui. Si les gens me voyaient, moi Eugénie la fille toujours sure d’elle paniquer pour ça…ça les feraient bien rire…doucement je monte les escaliers qui mène à sa porte alors que mon cœur se sert encore plus fortement.

La porte est devant moi, vais-je avoir assez de courage pour frapper ? Je ne sais pas… une chose est sure j’ai l’air tellement idiote mais j’y peux rien, j’approche ma main de la porte et donne un petit coup…aucune réponse. Deuxième tentative. Cette fois ci la porte s’ouvre sur un Lucas miné.

Il me regarde et détourne le regard en me disant :

- Décidément, tu n’abandonnes jamais.

Son teint est pale et ses yeux sont rouges, passe-t-il son temps à pleurer ? Il me laisse entrer et je me retrouve dans leur appartement, oui leur appartement…ma sœur y vivait encore il y a deux semaines. Des canettes de bière inondent la table du salon, sans un mot, il s’assit en face du poste de télévision et m’invite aussi à m’asseoir en me donnant une cannette.

- Tu es venu voir comment allait le mec qui s’est fait jeté à son mariage ?

- Ne dis pas n’importe quoi, je m’inquiète pour toi ! Dis je en m’asseyant.

- Eh bien tu as tort, je vis très bien ma nouvelle vie de célibataire, dit il ironiquement.

Menteur, ses cannettes montrent que tu noies ton chagrin dans l’alcool. Je ne sais pas quoi dire, on est là tous les deux, j’ai tant de chose à lui demander, mais je n’ose pas de peur de le blesser où de l’énerver.

- Tu ne me demandes rien ? Ça ne te ressemble pas ! Me dit-il.

Je relève la tête qui s’était penché sur la cannette et je croise son regard, il semble calme et je lui réponds.

- Je ne sais pas trop par quoi commencer pour tout t’avouer ! En fait je m’inquiète sérieusement pour toi ! Depuis ce jour, tu filtres mes appels, tu sembles d’être totalement déconnecté du monde extérieur.

- Et alors ? C’est mon droit, non ?

- Eh bien alors, il ne fallait pas m’empêcher d’intervenir ! Dis-je en hurlant. Si j’étais intervenu à temps, ils…

- Ils se seraient mis ensemble, coupa-t-il. Pour être honnête avec toi, je savais qu’ils s’aimaient, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, mais je pensais réellement être capable de lui faire oublier et le pire c’est que je pensais avoir réussi. Mais j’avais totalement faux, pendant ses six ans, elle ne pensait qu’à lui, et moi j’étais son bouche trou. Je me sens tellement idiot maintenant d’être tombé fou amoureux d’une telle fille !

- N’importe quoi, je sais que tu ne le penses pas ! Tu es tellement fou de chagrin que dire ce genre de chose te soulage, te permettant de l’oublier, n’est ce pas ?

- Qu’est ce que tu en sais ? Tu n’es jamais tombée amoureuse de personne ! Qu’est ce que tu en sais de l’amour, hein ? Qui te permets de dire que je suis fou de chagrin ? Me hurle-t-il froidement

- Tu as raison je suis un cœur de pierre, je n’éprouve rien, ni compassion ni peine, et encore moins un sentiment qui ressemble à de l’amour, alors pourquoi ça me tue de te voir noyer ta tristesse dans de l’alcool et refuser toute aide. Dis je en hurlant.

- C’est vrai bon sang, pourquoi il n’y a qu’avec toi que je suis si anxieuse, voulant à tout prix te protéger ? Dis je comme un cri du cœur, nous plongeant ainsi dans un silence total qui est rompu par Lucas qui me murmure :

- Eugénie ?...je suis désolé, je suis allée trop loin…tu n’as pas un cœur de pierre…pour tout t’avouer, je suis heureux que tu veuilles me protéger car tu comptes énormément pour moi et je ne voulais surtout pas que tu me voie dans un état si pittoresque.

Son regard s’accroche au mien et on ne se quitte pas des yeux. Son regard est si doux et à la fois malheureux, que les larmes me viennent rapidement. Je détache mon regard du sien et je bois une gorgée de bière pour les faire redescendre. On reste dans un silence total pendant une bonne demi-heure, le poste de télévision est le seul à émettre des sons. Alors que je pose ma cannette vide sur la table basse tout en appuyant ma tête sur le canapé, je lui demande :

- Que comptes-tu faire désormais ? Continuer à pleurer sur ton propre sort où reprendre le cours de ta vie ?

- Que voudrais-tu que je fasse ?

- Reprendre le cours de ta vie, bien sûr, idiot ! Répondis-je en souriant.

Son visage se tourne vers moi et il me dit.

- Dans ce cas je pense que je vais avoir besoin de toi !

Je relève ma tête et je lui souris tendrement en disant :

- Comptes sur moi alors. Je vais tout faire pour que tu sois le célibataire le plus heureux, foi de Eugénie !

Il explose de rire et je revois enfin ce sourire et rire qui me fait tant craquer.

- FIN -

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